lundi, septembre 08, 2008

Babylon A.D.

Chers amis lecteurs : après avoir vu le dernier opus de Mathieu Kassovitz, j'avais envie de vous pondre une petite critique. Finalement, j'ai considéré avoir déjà perdu trop de temps de ma vie devant cette adaptation du livre Babylon Babies d'Edmond Dantec, donc vous n'aurez comme avis que le copier-coller de ma conversation avec Olivier au sujet du film, qui vous donnera tout de même une vague idée de ce que j'en ai pensé :


Quant à la réaction du réalisateur soi-disant castré par la Fox et des producteurs incompétents, espérons qu'il remonte à la pente et qu'il arrive à nous livrer enfin un film à la hauteur de son potentiel et des promesses placées dans ses trois premiers films, autrement plus réussis que les trois derniers.

samedi, août 30, 2008

Tropic Thunder - Promo video

Vu sur le net : une vidéo promotionnelle de Tropic Thunder (Tonnerre sous les tropiques), la prochaine comédie de Ben Stiller, avec Jack Black et Robert Downey Jr. aux côtés du comique américain.

Le concept : pour s'assurer le succés, Ben Stiller compte surfer sur les récents succés de Kung-Fu Panda et Iron Man.

jeudi, août 28, 2008

Coupe franche au tarot

Toujours en vacances. La soirée est agréable. Nous sommes avec la famille d'Aurélia, en train de jouer au tarot, en sirotant du rosé et en mangeant quelques pizzas. Les parties s'écoulent tranquillement, même si celle qui vient de se terminer s'est révélée être une défaite cinglante pour ma femme et moi. Et soudain, c'est le drame.

La table en verre du tonton, âgée d'une bonne vingtaine d'années et qui avait commencé à montrer des signes de fatigues la semaine dernière en se fendant à son extrémité, se brise d'un coup. C'est donc une grosse plaque de verre qui s'abat sur mes pieds et ceux d'Aurélia. Au début, j'ai l'impression d'être indemne, mais rapidement, la petite flaque de sang qui commence à se constituer sous mon pied m'indique le contraire. Et l'entaille que j'aperçois au niveau de mon gros orteil droit me confirme que c'est bien de moi que provient la petite mare d'hémoglobine qui se constitue.

Tout de suite, alors qu'Aurélia me regarde d'un air horrifié comme si j'étais un grave accidenté de la route, Jacques, mon beau-père, prend les choses en main, m'accompagne dans la salle de bains, me fait m'allonger pour que le sang arrête de couler et s'occupe de nettoyer la plaie à l'eau oxygénée. Vu que j'arrive encore à bouger le doigt, nous en déduisons que le tendon n'a pas été touché.

Alors que je suis allongé à même le sol, je peux observer Aurélia et sa famille, occupé à nettoyer la mare que j'ai laissé près de la table et les gouttes que j'ai éparpillé. Puis je vois dans la cuisine, Aurélia qui s'approche de Sandra, pour lui demander si tout va bien. Celle-ci ne répond pas, ses jambes flanchent et elle commence à s'affaisser d'un coup. L'oncle d'Aurélia a juste le temps de la rattraper. Est-ce la vue du sang, le stress, le cumul de fatigue ou les trois en même temps ? Au bout de quelques secondes, Sandra reprend ses esprits et nous sommes donc deux allongés à même le sol.

Dans la salle de bains, Jacques me propose alors de me rafistoler avec un gros bout de scotch, mais Aurélia et moi préférons quand même rendre une visite de routine aux urgences. Direction Saint-Roch, à Nice, où je suis pris en charge assez rapidement. Là, après un bon coup de béthadyne, quelques piqûres d'anesthésiant local pour pouvoir triturer la plaie et vérifier qu'aucun bout de verre ne s'est infiltré, la pose de cinq point de suture sur mon gros orteil, et une piqûre de rappel anti-téthanique, nous rentrons finalement nous coucher.

En résumé, plus de peur que de mal, sauf que je ne vais plus pouvoir me baigner au cours de mes derniers jours de vacances. Pour terminer, la photo gore du jour : âmes sensibles s'abstenir.




mercredi, août 20, 2008

Les canaris se font des amis.

Après plus de deux mois d'absence sur ce blog, reprise d'activité aujourd'hui. C'est le mois d'août, Aurélia et moi sommes en vacances (encore pour quelques jours) et nous sommes descendus à Nice pour voir notre famille. Nous avons également descendu les canaris avec nous, au grand désespoir de ma mère, peu ravie de se retrouver cette année avec six canaris à héberger (et oui, depuis fin mai, Isis et Maya sont parents de quatre charmants mais turbulents bambins prénommés Indy, Twix, Gizmo et Artémis). Ce sont donc deux cages qui sont venus encombrer la terrasse maternelle cet été.

Si dans un premier temps, nos serins semblaient ravis de se retrouver au plein air, eux qui sont continuellement enfermés dans notre appartement parisien le reste de l'année, ils ont tout de suite été un peu plus effrayés quand un de leurs congénères est venu leur rendre visite.


Vu la taille de la tourterelle, nos quatre petits canaris avaient de quoi être apeurés. Mais, ils n'avaient pas de souçi à se faire puisque celle-ci n'était attiré que par leurs graines et leur brins de millet. Après avoir essayé de picorer à travers la grille, Aurélia et moi l'avons fait fuir même si elle revient quotidiennement picorer les graines et le millet que nos canaris laissent tomber en bas de leurs cages.

samedi, mai 31, 2008

Pork and Beans [Weezer] : un hymne à la culture Youtube

Déjà plus de trois ans que Youtube existe. Lors de l'apparition de cette plate-forme de partage de vidéo (ainsi que de son principal concurrent, les petits français de Dailymotion), je vous avoue que j'étais assez perplexe quant à la portée que pourrait avoir ce site. Évidemment, dès le début, Youtube était le repère de nombreux apprentis cinéastes espérant être reconnus comme de nouveaux Spielberg, ravis de pouvoir partager leurs productions, tournées en mini-DV, sans éclairage, avec des trames décalqués de leurs films favoris et les membres de leur famille comme comédiens principaux. Il est vrai que, quand on voit les pitoyables court-métrages familiaux que M. Night Shyamalan « offre en bonus » sur les DVD de ses films, ces jeunes gens n'avaient pas forcément tort d'espérer que leur talent soit reconnu. Dans un deuxième temps, Youtube a été notre madeleine de Proust. L'occasion de mettre à la disposition des adulescents que nous sommes des extraits de vieux dessins animés ou d'anciens sketchs des Nuls, que l'on pouvait partager avec qui l'on voulait (avec les problèmes de droits de diffusion que cela comporte).


Mais, parallèlement à tout cela, s'est mis en place ce qui fait aujourd'hui la spécificité de la « culture Youtube ». Des petites vidéos comiques, dépassant rarement les deux minutes, faites par des amateurs, qui voulaient juste faire partager un moment drôle. C'est ainsi que des millions de personnes ont découvert la réaction chimique produite par une pastille de Mentos plongée dans une bouteille de Coca Light et les possibilités chorégraphiques induites par celle-ci. Ou que vous avez peut-être gaspillé 1 minute et 38 secondes de votre vie à contempler Gary Brolsma en plein karaoké sur le tube d'O-Zone « Dragostea Din Tei »


Depuis une semaine, tous ces personnages un peu fous, qui ont connu leur quart d'heure de gloire grâce à Internet, sont en train de devenir de réelles célébrités grâce au nouveau clip de Weezer, Pork and Beans, qui a déjà été visionné par plus de 4 millions de personnes. Pour les besoins du clip, le réalisateur Mathew Cullen est allé à la rencontre des auteurs de quelques-unes de vidéos préférés de Rivers Cuomo et les a invités à apparaître dans ce mash-up. Pour certains, cela leur permet de prolonger leur quart d'heure de gloire (comme Chris Crocker ou Ted Zonday). Pour d'autres, c'est également l'occasion de prendre une revanche. Ainsi, Mathew Cullen nous parle d'Afro Ninja, devenu célèbre grâce à une vidéo où il se loupait de manière ridicule. Dans le clip, le réalisateur lui offre l'occasion de poser comme une star, après avoir mis au sol trois autres ninjas, comme une tentative de réhabilitation d'un cascadeur qui vaut sûrement mieux que ce pour quoi il est devenu célèbre.



Pork and Beans se révèle ainsi comme un petit bijou de créativité, mettant en avant une sous-culture naissante, caractérisé par une énergie et une inventivité débordante. En intégrant ces références dans un clip à vocation commerciale (la promotion du nouvel album du groupe), Weezer est en train de donner ses lettres de noblesse à la culture Youtube, permettant au grand public de découvrir un univers pour l'instant réservé aux geeks et aux internautes avides de découverte. Et, dans les derniers plans où sont réunis les principaux protagonistes de cette vidéo, Weezer met en avant l'aspect communautaire de la plate-forme, les Youtubers (utilisateurs de Youtube) pouvant réagir aux vidéos postées aussi bien par des commentaires que par d'autre vidéos. C'est cet échange permanent qui fait la principale force de Youtube, et qui aujourd'hui est mis en valeur par la bande de Rivers Cuomo.

Pour ceux qui sont curieux de découvrir les références utilisées, voici les liens des différentes vidéos originales :


One Man Band

Pachelbel's Canon Guitar [Jeong-Hyu Lim]

Numa Numa [Gary Brolsma]

Dramatic Look

Dramatic Look [Original Version]

Afro Ninja

Diet Coke + Mentos

Gay G.I. Joe

Record du monde d'enfilage de t-shirts [Matt McAllister]

Laissez Britney Spears tranquille [Chris Crocker]

All Your Base Are Belong To Us

Lauren Caitlin Upton, Miss Teen South Carolina 2007
Crank That Soldier Boy

Evolution of Dance [Judson Laipply]

Chocolate Rain [Tay Zonday]

Popozao [Kevin Federline]

Daft Hands

Daft Bodies

Best Sex Ever [Kicesie]

Shoes [Liam Kyle Sullivan]

CGI Donald Duck

It's Peanut Butter Jelly Time
One Handed Rubik's Cube Solve

Will It Blend ?

Charlie The Unicorn

UFO Haiti

Ryan vs. Dorkman

Eternuement de Panda

mardi, avril 15, 2008

mardi, avril 08, 2008

L'Age de Glace 3 - Le Trailer

Mise en ligne aujourd'hui du premier trailer de L'Âge de glace 3. Bien que je n'attende pas spécialement le film, les deux premiers volets m'ayant relativement peu enthousiasmé, je suis un fan inconditionnel de Scrat, cet écureuil préhistorique, seul héritier numérique des personnages jadis inventés par Tex Avery ou Chuck Jones.

C'est donc avec un réel plaisir que je vous invite à apprécier les nouvelles péripéties de Scrat, en regardant la vidéo ci-dessous :

jeudi, mars 13, 2008

Rétrospective Johnnie To


Cela fait plusieurs jours que je voulais faire un long post sur Johnnie To, à l'occasion de la rétrospective qui lui est consacré à la Cinémathèque Française à Paris, du 5 mars au 11 avril (regardez bien, les dates sont écrites en tout petit sur la photo de plateau de Breaking News ci-contre). Mais, comme d'habitude, le temps que je rédige un article qui me satisfasse, la rétrospective sera terminée.

Alors, faisons bref :

1) Vous êtes parisien, cinéphile et curieux et commencez à vous intéresser à Johnnie To : c'est l'occasion de découvrir dans d'excellentes conditions les chefs d'oeuvre que sont The Mission, Breaking News, P.T.U., Election 1 & 2 et Exilé.

2) Vous êtes parisien et déjà habitué de l'oeuvre de Johnnie To. Allez voir les films plus rares, comme Too many ways to be number 1 (réalisé par Wai Ka-Fai) ou My left eye sees ghost (co-réalisé par Johnnie To & Wai Ka-Fai)

3) Vous êtes en province. Pas de moyen de voir ces films en salle. Par contre, vous pouvez vous précipiter sur Mad Detective, le nouvel opus des deux complices réalisateurs-producteurs, qui est sorti la semaine dernière en salles et fait d'ores et déjà partie des réussites de Johnnie To.

Après un léger essoufflement, le cinéma de Hong-Kong revient en force. Et Johnnie To est son héraut.

Pour des infos sur la rétrospective, ça se passe ici.

jeudi, mars 06, 2008

Be Kind Rewind

A Passaic, petite ville du New Jersey, le vidéoclub de Monsieur Fletcher (Danny Glover) est un vestige du passé, aussi bien par son maintien au format VHS, que par son statut de musée de la légende locale du jazz, Fats Waller. Aussi, quand la mairie menace de démolir le bâtiment, M. Fletcher laisse la garde de sa boutique à Mike (Mos Def) et Jerry (Jack Black). Tout irait pour le mieux, si suite à un incident électrique, Jerry ne s'était retrouvé magnétisé et n'avait du coup effacé toutes les cassettes de la boutique. Les deux comparses décident alors de retourner leurs versions des films démagnétisés, afin de satisfaire la clientèle...

Suite à une promotion internet très réussie (allez jeter un coup d'oeil au site officiel), on peut dire que le nouveau film de Michel Gondry était attendu au tournant. Avec un concept original, où deux potes tournent des remakes bon marché de succès hollywoodiens, on pouvait s'attendre à une comédie fraîchement déjantée, où les pastiches (pardon, les versions suédées) de films célèbres remakés avec des bouts de ficelle, nous laisseraient morts de rire. Et bien, c'est effectivement le cas, mais n'est finalement pas le principal intérêt du film.

Ainsi, Gondry évite magistralement l'écueil du simple catalogue de parodies (que vous pourrez d'ailleurs apprécier quand même en cliquant ici) en développant des personnages attachants et extrèmement touchants. Ces laissés-pour-compte d'un quartier en détresse se réapproprient des éléments de la culture populaire en les réinterprétant à leur manière. Jusqu'au dernier tiers du film, où c'est une ville entière qui témoigne de son histoire et sa légende, à travers le cinéma, pour s'inventer un futur commun(autaire).

Pour arriver à leurs fins, nos deux apprentis metteurs en scène rivalisent d'ingéniosité et de débrouillardise, pour réaliser leurs chefs-d'oeuvre. Il y a dans ces versions suédées, au moins une idée par plan, touchant à la fois par son amateurisme et son ingéniosité. Michel Gondry, revient ici aux sources du cinéma de Méliès, quand la création filmique relevait avant tout du bricolage, tout en nous livrant par moment certains secrets de fabrication de son oeuvre clipesque et filmique.

Be Kind Rewind semble surtout dresser un état des lieux de la situation du cinéma actuel. Le film renvoie nostalgiquement à une certaine époque du cinéma (les années 80) où, pour certains quartiers éloignés des salles obscures, les films ne se partageaient plus tant dans les salles, que chez soi, à plusieurs, autour d'une VHS louée pour la soirée au vidéo-club du coin. Où le film que vous aviez loué était, soit celui que vous attendiez depuis plusieurs semaines, soit un obscur chef d'oeuvre ou nanar oublié conseillé par le vendeur. Et où à la fin du film, chacun donnait son avis sur le moment partagé. Aujourd'hui, alors que M. Fletcher espionne ses concurrents, il constate que les loueurs ne sont plus passionnés et les linéaires peu achalandés. Michel Gondry attaque une certaine forme de conception du cinéma, où les produits sont standardisés et vite oubliés destinés à être consommé de manière isolé en DVD.

Heureusement, Be Kind Rewind n'est pas pessimiste et le magnifique final laisse entrevoir la possibilité de concevoir à nouveau le cinéma, ni comme un art, ni comme une industrie, mais comme un artisanat où chacun est à la fois acteur et spectateur. Comme le dit le personnage de Mia Farrow, "c'est rare, un film avec un coeur et une âme". Be Kind Rewind est une de ces perles.

lundi, janvier 14, 2008

Mon Top 10 Cinéma 2007

  1. Exilé [Johnnie To]
  2. Boulevard de la mort [Quentin Tarantino]
  3. Les Promesses de l'ombre [David Cronenberg]
  4. Persepolis [Marjane Satrapi & Vincent Paronnaud]
  5. Hot Fuzz [Edgar Wright]
  6. L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford [Andrew Dominik]
  7. La Nuit nous appartient [James Gray]
  8. Ratatouille [Brad Bird]
  9. Zodiac [David Fincher]
  10. Sunshine [Danny Boyle]







© ARP Sélection
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Affiche française


© TFM Distribution
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© Metropolitan FilmExport
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© Warner Bros. France
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© Wild Bunch Distribution
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© Buena Vista International
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Affiche française


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Affiche française



© Twentieth Century Fox France
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dimanche, décembre 09, 2007

Isis n'est plus seul

Certains s'inquiètent du sort d'Isis, notre canari mâle, qui s'est donc retrouvé veuf il y a peine plus d'une semaine. Vu qu'il commençait à se laisser dépérir, nous lui avons trouvé une nouvelle compagne. Chers internautes, je vous présente donc Maya :

Toute ressemblance avec notre ancienne Piou-Piou n'est pas absolument fortuite. Impulsion peut-être un peu malsaine de notre part, je ne sais pas. En tout cas, Maya commence enfin à s'habituer à sa nouvelle maison et Isis a arrêté de chercher désespérément son ancienne colocataire.

vendredi, décembre 07, 2007

Mikontalo Lights ou le fantasme de tous les joueurs de Tétris du monde.

Les étudiants finlandais sont fous... Profitant de la rénovation de leur résidence universitaire, un groupe d'étudiants, sûrement geeks, s'est amusé à transformer le bâtiment en plus grand Tétris du monde. Le 4 décembre, ils ont donc pu passer la nuit à battre des records de Tétris en dirigeant les pièces sur leur téléphone portable. L'objectif était soi-disant de donner une visibilité mondiale à leur université. Mais, on imagine que l'essentiel était de réaliser un fantasme vidéoludique. Pour plus de détails sur leur opération, allez sur le site officiel : http://www.mikontalolights.fi/en/



mardi, décembre 04, 2007

Breaking News

Une équipe du journal télévisé retransmet en direct la fusillade qui oppose un bataillon de forces de police à cinq malfrats qui viennent de dévaliser une banque. La diffusion de la défaite humiliante des policiers porte un coup terrible à leur crédibilité. Alors qu'il mène une autre enquête dans un bâtiment vétuste, le détective Heng découvre par hasard le repère des cambrioleurs. Le chef du gang, Yuan, voit alors des milliers de policiers se rassembler autour de l'immeuble et se préparer à lancer l'assaut. Pour damer le pion aux médias sur leur propre terrain, l'inspecteur Rebecca décide de transformer cet assaut en véritable spectacle télévisé.

Découverte en DVD de ce film de Johnnie To qui avait fait sensation à Cannes en 2004. Autant vous prévenir, c'est un petit bijou de mise en scène. Démarrant par un plan-séquence d'anthologie, le film annonce très rapidement la couleur. Comme dans la plupart de ses films, Johnnie To joue avec les clichés du polar, mettant en scène des flics et des gangsters atypiques et ponctuant les fusillades de scènes intimistes surprenantes (la scène du repas entre les criminels et leurs otages).

De plus, le film se veut prophétique sur l'évolution des médias actuels. Tandis que les forces de police tentent de redorer leur blason en couvrant l'affrontement télévisuellement, les truands sauront utiliser internet comme contre-pouvoir médiatique, situation prophétique pour 2004, anticipant l'avènement des sites de partage de vidéos tels Youtube et Dailymotion.

Sans aucun doute, un des meilleurs films de Johnnie To, à ranger à côté de The Mission et Exilé.

lundi, décembre 03, 2007

En passant par la Lorraine

Aurélia et moi nous remettons de la mort de Piou-Piou. Vendredi en fin d'après-midi, nous avons amené sa dépouille au vétérinaire. Il ne voit toujours pas de quoi notre petite canari est morte et est le premier étonné de ce décès brutal. Cela nous rassure et réconforte de savoir que nous avions fait tout notre possible, même si cela ne réduit en rien la peine.

La douleur ne nous empêcha pas de rejoindre le cousin et la cousine d'Aurélia, de passage sur Paris, pour un repas à la Crêperie de Cluny, qui nous permet de nous changer les idées. Samedi matin, bagages rapides, métro jusqu'à Gare de l'Est et direction Metz via le TGV est. Mon oncle nous accueille là-bas. Cela fait du bien de voir la famille pour les deux parisiens isolés de nos racines que nous sommes. Cela peut paraître idiot, mais souvent cela manque de ne pas pouvoir rendre visite à ses proches, car plus de 400 km vous séparent (et même 900 km pour nos parents).

Un week-end calme, reposant, qui nous change du rythme infernal de la capitale. La balade dans le centre-ville de Metz pour voir les différents marchés de Noël est agréable. Le lendemain, nous passons l'après-midi avec mes grand-parents dans leur village de la Meuse. Ma grand-mère est heureuse d'enfin recevoir une photo de notre mariage où elle peut voir clairement nos visages, vu que jusqu'ici, elle n'avait eu que celle associée aux faire-parts de remerciements, où nous apparaissions de profil.

Comme à chaque fois que je me rends chez eux, les souvenirs ressurgissent par dizaines. Il faut dire que c'est là où j'ai passé la plupart de mes étés lorsque j'étais enfant. Leur maison n'a pas changé et chaque recoin me renvoie à celui que j'étais à 8 ans. Je me demande des fois ce que penserait le gamin que j'étais de "l'adulte" que je suis devenu (les guillemets sont ici pour rassurer ceux qui s'inquiètent de mon immaturité dont je suis conscient).

Ce dimanche, ma grand-mère semble moins souffrir moins de son arthrose que d'habitude. Nous discutons tranquillement, autour du café, de la tarte aux pommes et du gâteau. Le temps ralentit. Cela faisait longtemps que je ne m'étais senti aussi proche de ma famille. Cela fait du bien.

vendredi, novembre 30, 2007

Sombre journée

Hier après-midi, le vétérinaire diagnostique un simple petit coup de fatigue à Piou-Piou et nous donne quelques vitamines à lui administrer. Rassurés, nous rentrons à la maison et laissons Piou-Piou se reposer. Quand nous partons nous coucher, nos deux canaris dorment profondèment (même si je les réveille au moment où je lève le drap pour vérifier que tout va bien).

Ce matin, après mon petit-déjeûner, j'entends Isis qui m'appelle pour avoir à manger, comme tous les matins. Sauf qu'au moment où je retire le drap, Piou-Piou gît au fond de la cage. Dénégation, refus d'accepter l'évidence : Piou-Piou est morte. Alors que je la prends dans ma main, j'espère la voir s'envoler. Il n'en est évidemment rien.

J'appelle Aurélia. Crise de larmes commune au téléphone. Divers sentiments me submergent: Injustice (lé véto nous a dit que ce n'était rien de grave), Culpabilité (si je m'en étais rendu compte plus tôt, et si j'avais acheté une lampe infra-rouge pour qu'elle puisse avoir plus chaud), Tristesse.

Piou-Piou est morte. Piou-Piou est morte. Je n'arrive pas à l'accepter. Isis s'inquiète, semble ne pas comprendre. L'appelle sans cesse, en attendant une réponse.

Il est l'heure d'aller travailler. Sauf que ce soir, quand je rentrerai, une moitié de cage sera toujours vide.

jeudi, novembre 29, 2007

Inquiétude

Depuis hier matin, Piou-Piou semble malade. Et le pire, c'est qu'Aurélia et moi avons mis près de 24 heures à le comprendre. Hier matin, au réveil, Piou-piou était peu dynamique, ok. Je mets ça sur le compte d'une nuit agitée. De même, Aurélia trouvait étrange que notre femelle canari dorme la moitié de l'après-midi. Mais ce n'est que ce matin, où Piou-Piou était étrangement calme que nous avons commencé à nous inquiéter.

Heureusement, je ne travaille pas aujourd'hui. Je suis donc resté avec mes deux canaris, au chaud et au calme (donc pas de Super Mario Galaxy pour ne pas la déranger). A priori, rien de grave. Sûrement un coup de froid ou une indigestion (d'après le best-seller Tout savoir sur les canaris). Mais, bon, j'y peux rien, je suis inquiet. Vivement dans vingt minutes, que nous soyons chez le vétérinaire.

samedi, novembre 24, 2007

Fin de grêve

La grêve des transports est finie. Paris retrouve son rythme normal. Chacun peut reprendre le métro. Et moi, ça me démoralise. Evidemment, vu que j'habite et travaille dans Paris intra-muros, je n'ai pas été trop gêné par les grêves, qui m'ont permis de me remettre au roller tous les matins et soirs. Et je dois dire que même par grand froid, cela m'a fait du bien d'avoir mes quarante minutes quotidiennes à slalomer entre les piétons et les files de voiture, au grand air.

Alors, hier soir, quand je suis rentré à nouveau dans le métro avec Aurélia pour nous rendre à l'anniversaire de Benjamin, ça m'a fait un peu un choc. J'avais oublié cette odeur caractéristique et surtout l'agression permanente des panneaux publicitaires, qui jusqu'alors ne me dérangeait pas outre mesure. Heureusement que le Vélib' se développe bien. Votre serviteur va dorénavant éviter le métro autant que possible. Et ce n'est pas la propagande canadienne ci-dessous qui me fera changer d'avis.


samedi, novembre 17, 2007

Nouvelle mise en page

Depuis hier, nouvelle mise en page du blog, et surtout incorporation d'une section dédiée au micro-blogging, la colonne Groum-groum Express, située à droite, dans lesquels vous aurez régulièrement des nouvelles neuves du monde (et de nous en particulier).

En attendant vos commentaires sur la nouvelle présentation...

mardi, novembre 13, 2007

Les Promesses de l'Ombre

Depuis A History of Violence, David Cronenberg aborde un tournant dans sa carrière. Il semblerait qu'une nouvelle période de sa filmographie, entamée sous le signe du polar, doive succéder à ses précédents opus plus "organiques". Aujourd'hui, Les Promesses de l'ombre confirme ce virage.

Anna, sage-femme, (Naomi Watts) enquête sur une jeune femme inconnue décédée au cours de l'accouchement, afin de retrouver la famille du nouveau-né. Très rapidement, son enquête va l'amener à découvrir le monde des mafieux, parmi lesquels un mystérieux homme de main, Nikolaï (Viggo Mortensen)...

A travers l'enquête menée par Anna, d'une part, et l'ascension de Nikolaï, d'autre part, Cronenberg dissèque le fonctionnement de la mafia russe, rarement représentée au cinéma (seul l'excellent Little Odessa de James Gray me revient en mémoire). Un milieu, qui malgrè sa notoriété, reste discret, grâce à un habile travail de couverture. Ainsi, comment se douter que Semyon (Armin Muelle-Stahl), affable restaurateur russe ayant connu le père d'Anna, se révélera par la suite un caïd cruel et impitoyable. C'est tout ce jeu de faux-semblants que Cronenberg observe dans un premier temps.

C'est dans la même optique que Viggo Mortensen livre avec le personnage de Nikolaï une de ses meilleures performances. Ce mystérieux chauffeur se révèle être un homme de main sanguinaire. Mais ce n'est là qu'un des aspects d'un personnage extrêmement ambigu et riche, qui, pour être analysé totalement, m'obligerait à révéler une intrigue plus complexe qu'il n'y paraît au premier abord. Mortensen est formidable, dans sa capacité à livrer toutes les facettes de Nikolaï, et à laisser planer une ambiguité totale sur son personnage, si bien qu'à la fin, le spectateur cherchera encore à savoir qui il est. Simple truand en quête de pouvoir ? Un homme à la recherche de vengeance envers une mafia qui aurait détruit sa famille ? Tout cela à la fois ?

Après A History of Violence, le réalisateur canadien continue d'explorer les collusions entre famille et violence, ou comment les liens du sang impliquent de faire couler le sang. Et c'est dans ces moments là, notamment lors d'une scène anthologique de combat dans un hammam, que Cronenberg établit le lien avec ses précédents films. Ainsi, auparavant l'homme faisait évoluer sa nature au contact de corps étrangers organiques ou mécaniques, son humanité est maintenant confronté à la société et à sa violence. On pourrait presque lire dans ce film une réflexion sur la mondialisation, à travers d'une part, cette traite des femmes blanches soviétique humiliées et exploitées, mais aussi à travers ces mafieux à qui on demande de quitter toute attache pour se mettre au service de l'entreprise, ici l'organisation mafieuse.

Alors que certains accusent Cronenberg de se vendre de plus en plus à Hollywood en livrant des films plus "classiques", on peut leur rétorquer que si l'habit est plus conventionnel, le fond des sujets et leur traitement est aussi rigoureux qu'auparavant.

Radical, clinique et obsédant, Les Promesses de l'ombre est un film noir extrêmement réussi. Cronenberg prend le temps de poser un univers réaliste, où les faux-semblants sont légion, révélant avec une approche quasi-documentaire, le monde de la mafia russe londonienne. Un classique instantané qui hante longtemps après la projection.

mercredi, octobre 10, 2007

Monkey, Journey to the West

Après un déménagement épuisant, et une réinstallation d'Internet laborieuse, me revoilà connecté à la Blogosphère.

Et, pour reprendre, je vous parlerai de l'événement du moment : Monkey, Journey to the West.

C'est au Théâtre du Châtelet qu'ont lieu depuis deux semaines et pour quelques jours encore les représentations de l'opéra conçu par Chen Shi-Zeng et Gorillaz. Pour ceux qui n'en auraient pas encore entendu parler, il s'agit d'une adaptation du célèbre roman chinois La Pérégrination vers l'Ouest, déjà adapté maintes fois en Chine (notamment le film Le Roi-Singe avec Stephen Chow) et relativement connu dans le monde occidental, sauf en France où il reste un objet relativement obscur.

C'est dans cette optique de faire découvrir une légende asiatique à un public occidental que Chen Shi-Zeng et Gorillaz ont choisi neuf des 81 tableaux originels du roman, pour livrer une sorte de spectacle ultime, mêlant musique, installation vidéo, théâtre et arts martiaux. Porté par des compositions pop, intégrant de nombreuses sonorités d'instruments asiatiques, les spectateurs sont emmenés dans un ravissement incessant de deux heures. Les mots ne suffisent pas à décrire cette expérience hors-norme. Alors laissons place à une vidéo qui ne pourra donner qu'un maigre aperçu aux curieux et qu'un fugace souvenir d'un moment exceptionnel à ceux qui ont pu assister au spectacle.




P.S. : Pour ceux à qui ce post aurait donné envie et n'ont pas la possibilité d'aller au Châtelet d'ici samedi, sachez que vous pourrez éventuellement vous rattraper l'été prochain au Staatsoper Under den Linden de Berlin. D'accord, ce n'est pas à côté, mais si vous êtes vraiment motivés...

P.P.S. : Bonus supplémentaire : le reportage de France 3 sur les coulisses du spectacle.