lundi, janvier 14, 2008

Mon Top 10 Cinéma 2007

  1. Exilé [Johnnie To]
  2. Boulevard de la mort [Quentin Tarantino]
  3. Les Promesses de l'ombre [David Cronenberg]
  4. Persepolis [Marjane Satrapi & Vincent Paronnaud]
  5. Hot Fuzz [Edgar Wright]
  6. L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford [Andrew Dominik]
  7. La Nuit nous appartient [James Gray]
  8. Ratatouille [Brad Bird]
  9. Zodiac [David Fincher]
  10. Sunshine [Danny Boyle]







© ARP Sélection
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Affiche française


© TFM Distribution
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© Metropolitan FilmExport
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© Warner Bros. France
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© Wild Bunch Distribution
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Affiche française


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Affiche française



© Twentieth Century Fox France
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dimanche, décembre 09, 2007

Isis n'est plus seul

Certains s'inquiètent du sort d'Isis, notre canari mâle, qui s'est donc retrouvé veuf il y a peine plus d'une semaine. Vu qu'il commençait à se laisser dépérir, nous lui avons trouvé une nouvelle compagne. Chers internautes, je vous présente donc Maya :

Toute ressemblance avec notre ancienne Piou-Piou n'est pas absolument fortuite. Impulsion peut-être un peu malsaine de notre part, je ne sais pas. En tout cas, Maya commence enfin à s'habituer à sa nouvelle maison et Isis a arrêté de chercher désespérément son ancienne colocataire.

vendredi, décembre 07, 2007

Mikontalo Lights ou le fantasme de tous les joueurs de Tétris du monde.

Les étudiants finlandais sont fous... Profitant de la rénovation de leur résidence universitaire, un groupe d'étudiants, sûrement geeks, s'est amusé à transformer le bâtiment en plus grand Tétris du monde. Le 4 décembre, ils ont donc pu passer la nuit à battre des records de Tétris en dirigeant les pièces sur leur téléphone portable. L'objectif était soi-disant de donner une visibilité mondiale à leur université. Mais, on imagine que l'essentiel était de réaliser un fantasme vidéoludique. Pour plus de détails sur leur opération, allez sur le site officiel : http://www.mikontalolights.fi/en/



mardi, décembre 04, 2007

Breaking News

Une équipe du journal télévisé retransmet en direct la fusillade qui oppose un bataillon de forces de police à cinq malfrats qui viennent de dévaliser une banque. La diffusion de la défaite humiliante des policiers porte un coup terrible à leur crédibilité. Alors qu'il mène une autre enquête dans un bâtiment vétuste, le détective Heng découvre par hasard le repère des cambrioleurs. Le chef du gang, Yuan, voit alors des milliers de policiers se rassembler autour de l'immeuble et se préparer à lancer l'assaut. Pour damer le pion aux médias sur leur propre terrain, l'inspecteur Rebecca décide de transformer cet assaut en véritable spectacle télévisé.

Découverte en DVD de ce film de Johnnie To qui avait fait sensation à Cannes en 2004. Autant vous prévenir, c'est un petit bijou de mise en scène. Démarrant par un plan-séquence d'anthologie, le film annonce très rapidement la couleur. Comme dans la plupart de ses films, Johnnie To joue avec les clichés du polar, mettant en scène des flics et des gangsters atypiques et ponctuant les fusillades de scènes intimistes surprenantes (la scène du repas entre les criminels et leurs otages).

De plus, le film se veut prophétique sur l'évolution des médias actuels. Tandis que les forces de police tentent de redorer leur blason en couvrant l'affrontement télévisuellement, les truands sauront utiliser internet comme contre-pouvoir médiatique, situation prophétique pour 2004, anticipant l'avènement des sites de partage de vidéos tels Youtube et Dailymotion.

Sans aucun doute, un des meilleurs films de Johnnie To, à ranger à côté de The Mission et Exilé.

lundi, décembre 03, 2007

En passant par la Lorraine

Aurélia et moi nous remettons de la mort de Piou-Piou. Vendredi en fin d'après-midi, nous avons amené sa dépouille au vétérinaire. Il ne voit toujours pas de quoi notre petite canari est morte et est le premier étonné de ce décès brutal. Cela nous rassure et réconforte de savoir que nous avions fait tout notre possible, même si cela ne réduit en rien la peine.

La douleur ne nous empêcha pas de rejoindre le cousin et la cousine d'Aurélia, de passage sur Paris, pour un repas à la Crêperie de Cluny, qui nous permet de nous changer les idées. Samedi matin, bagages rapides, métro jusqu'à Gare de l'Est et direction Metz via le TGV est. Mon oncle nous accueille là-bas. Cela fait du bien de voir la famille pour les deux parisiens isolés de nos racines que nous sommes. Cela peut paraître idiot, mais souvent cela manque de ne pas pouvoir rendre visite à ses proches, car plus de 400 km vous séparent (et même 900 km pour nos parents).

Un week-end calme, reposant, qui nous change du rythme infernal de la capitale. La balade dans le centre-ville de Metz pour voir les différents marchés de Noël est agréable. Le lendemain, nous passons l'après-midi avec mes grand-parents dans leur village de la Meuse. Ma grand-mère est heureuse d'enfin recevoir une photo de notre mariage où elle peut voir clairement nos visages, vu que jusqu'ici, elle n'avait eu que celle associée aux faire-parts de remerciements, où nous apparaissions de profil.

Comme à chaque fois que je me rends chez eux, les souvenirs ressurgissent par dizaines. Il faut dire que c'est là où j'ai passé la plupart de mes étés lorsque j'étais enfant. Leur maison n'a pas changé et chaque recoin me renvoie à celui que j'étais à 8 ans. Je me demande des fois ce que penserait le gamin que j'étais de "l'adulte" que je suis devenu (les guillemets sont ici pour rassurer ceux qui s'inquiètent de mon immaturité dont je suis conscient).

Ce dimanche, ma grand-mère semble moins souffrir moins de son arthrose que d'habitude. Nous discutons tranquillement, autour du café, de la tarte aux pommes et du gâteau. Le temps ralentit. Cela faisait longtemps que je ne m'étais senti aussi proche de ma famille. Cela fait du bien.

vendredi, novembre 30, 2007

Sombre journée

Hier après-midi, le vétérinaire diagnostique un simple petit coup de fatigue à Piou-Piou et nous donne quelques vitamines à lui administrer. Rassurés, nous rentrons à la maison et laissons Piou-Piou se reposer. Quand nous partons nous coucher, nos deux canaris dorment profondèment (même si je les réveille au moment où je lève le drap pour vérifier que tout va bien).

Ce matin, après mon petit-déjeûner, j'entends Isis qui m'appelle pour avoir à manger, comme tous les matins. Sauf qu'au moment où je retire le drap, Piou-Piou gît au fond de la cage. Dénégation, refus d'accepter l'évidence : Piou-Piou est morte. Alors que je la prends dans ma main, j'espère la voir s'envoler. Il n'en est évidemment rien.

J'appelle Aurélia. Crise de larmes commune au téléphone. Divers sentiments me submergent: Injustice (lé véto nous a dit que ce n'était rien de grave), Culpabilité (si je m'en étais rendu compte plus tôt, et si j'avais acheté une lampe infra-rouge pour qu'elle puisse avoir plus chaud), Tristesse.

Piou-Piou est morte. Piou-Piou est morte. Je n'arrive pas à l'accepter. Isis s'inquiète, semble ne pas comprendre. L'appelle sans cesse, en attendant une réponse.

Il est l'heure d'aller travailler. Sauf que ce soir, quand je rentrerai, une moitié de cage sera toujours vide.

jeudi, novembre 29, 2007

Inquiétude

Depuis hier matin, Piou-Piou semble malade. Et le pire, c'est qu'Aurélia et moi avons mis près de 24 heures à le comprendre. Hier matin, au réveil, Piou-piou était peu dynamique, ok. Je mets ça sur le compte d'une nuit agitée. De même, Aurélia trouvait étrange que notre femelle canari dorme la moitié de l'après-midi. Mais ce n'est que ce matin, où Piou-Piou était étrangement calme que nous avons commencé à nous inquiéter.

Heureusement, je ne travaille pas aujourd'hui. Je suis donc resté avec mes deux canaris, au chaud et au calme (donc pas de Super Mario Galaxy pour ne pas la déranger). A priori, rien de grave. Sûrement un coup de froid ou une indigestion (d'après le best-seller Tout savoir sur les canaris). Mais, bon, j'y peux rien, je suis inquiet. Vivement dans vingt minutes, que nous soyons chez le vétérinaire.

samedi, novembre 24, 2007

Fin de grêve

La grêve des transports est finie. Paris retrouve son rythme normal. Chacun peut reprendre le métro. Et moi, ça me démoralise. Evidemment, vu que j'habite et travaille dans Paris intra-muros, je n'ai pas été trop gêné par les grêves, qui m'ont permis de me remettre au roller tous les matins et soirs. Et je dois dire que même par grand froid, cela m'a fait du bien d'avoir mes quarante minutes quotidiennes à slalomer entre les piétons et les files de voiture, au grand air.

Alors, hier soir, quand je suis rentré à nouveau dans le métro avec Aurélia pour nous rendre à l'anniversaire de Benjamin, ça m'a fait un peu un choc. J'avais oublié cette odeur caractéristique et surtout l'agression permanente des panneaux publicitaires, qui jusqu'alors ne me dérangeait pas outre mesure. Heureusement que le Vélib' se développe bien. Votre serviteur va dorénavant éviter le métro autant que possible. Et ce n'est pas la propagande canadienne ci-dessous qui me fera changer d'avis.


samedi, novembre 17, 2007

Nouvelle mise en page

Depuis hier, nouvelle mise en page du blog, et surtout incorporation d'une section dédiée au micro-blogging, la colonne Groum-groum Express, située à droite, dans lesquels vous aurez régulièrement des nouvelles neuves du monde (et de nous en particulier).

En attendant vos commentaires sur la nouvelle présentation...

mardi, novembre 13, 2007

Les Promesses de l'Ombre

Depuis A History of Violence, David Cronenberg aborde un tournant dans sa carrière. Il semblerait qu'une nouvelle période de sa filmographie, entamée sous le signe du polar, doive succéder à ses précédents opus plus "organiques". Aujourd'hui, Les Promesses de l'ombre confirme ce virage.

Anna, sage-femme, (Naomi Watts) enquête sur une jeune femme inconnue décédée au cours de l'accouchement, afin de retrouver la famille du nouveau-né. Très rapidement, son enquête va l'amener à découvrir le monde des mafieux, parmi lesquels un mystérieux homme de main, Nikolaï (Viggo Mortensen)...

A travers l'enquête menée par Anna, d'une part, et l'ascension de Nikolaï, d'autre part, Cronenberg dissèque le fonctionnement de la mafia russe, rarement représentée au cinéma (seul l'excellent Little Odessa de James Gray me revient en mémoire). Un milieu, qui malgrè sa notoriété, reste discret, grâce à un habile travail de couverture. Ainsi, comment se douter que Semyon (Armin Muelle-Stahl), affable restaurateur russe ayant connu le père d'Anna, se révélera par la suite un caïd cruel et impitoyable. C'est tout ce jeu de faux-semblants que Cronenberg observe dans un premier temps.

C'est dans la même optique que Viggo Mortensen livre avec le personnage de Nikolaï une de ses meilleures performances. Ce mystérieux chauffeur se révèle être un homme de main sanguinaire. Mais ce n'est là qu'un des aspects d'un personnage extrêmement ambigu et riche, qui, pour être analysé totalement, m'obligerait à révéler une intrigue plus complexe qu'il n'y paraît au premier abord. Mortensen est formidable, dans sa capacité à livrer toutes les facettes de Nikolaï, et à laisser planer une ambiguité totale sur son personnage, si bien qu'à la fin, le spectateur cherchera encore à savoir qui il est. Simple truand en quête de pouvoir ? Un homme à la recherche de vengeance envers une mafia qui aurait détruit sa famille ? Tout cela à la fois ?

Après A History of Violence, le réalisateur canadien continue d'explorer les collusions entre famille et violence, ou comment les liens du sang impliquent de faire couler le sang. Et c'est dans ces moments là, notamment lors d'une scène anthologique de combat dans un hammam, que Cronenberg établit le lien avec ses précédents films. Ainsi, auparavant l'homme faisait évoluer sa nature au contact de corps étrangers organiques ou mécaniques, son humanité est maintenant confronté à la société et à sa violence. On pourrait presque lire dans ce film une réflexion sur la mondialisation, à travers d'une part, cette traite des femmes blanches soviétique humiliées et exploitées, mais aussi à travers ces mafieux à qui on demande de quitter toute attache pour se mettre au service de l'entreprise, ici l'organisation mafieuse.

Alors que certains accusent Cronenberg de se vendre de plus en plus à Hollywood en livrant des films plus "classiques", on peut leur rétorquer que si l'habit est plus conventionnel, le fond des sujets et leur traitement est aussi rigoureux qu'auparavant.

Radical, clinique et obsédant, Les Promesses de l'ombre est un film noir extrêmement réussi. Cronenberg prend le temps de poser un univers réaliste, où les faux-semblants sont légion, révélant avec une approche quasi-documentaire, le monde de la mafia russe londonienne. Un classique instantané qui hante longtemps après la projection.

mercredi, octobre 10, 2007

Monkey, Journey to the West

Après un déménagement épuisant, et une réinstallation d'Internet laborieuse, me revoilà connecté à la Blogosphère.

Et, pour reprendre, je vous parlerai de l'événement du moment : Monkey, Journey to the West.

C'est au Théâtre du Châtelet qu'ont lieu depuis deux semaines et pour quelques jours encore les représentations de l'opéra conçu par Chen Shi-Zeng et Gorillaz. Pour ceux qui n'en auraient pas encore entendu parler, il s'agit d'une adaptation du célèbre roman chinois La Pérégrination vers l'Ouest, déjà adapté maintes fois en Chine (notamment le film Le Roi-Singe avec Stephen Chow) et relativement connu dans le monde occidental, sauf en France où il reste un objet relativement obscur.

C'est dans cette optique de faire découvrir une légende asiatique à un public occidental que Chen Shi-Zeng et Gorillaz ont choisi neuf des 81 tableaux originels du roman, pour livrer une sorte de spectacle ultime, mêlant musique, installation vidéo, théâtre et arts martiaux. Porté par des compositions pop, intégrant de nombreuses sonorités d'instruments asiatiques, les spectateurs sont emmenés dans un ravissement incessant de deux heures. Les mots ne suffisent pas à décrire cette expérience hors-norme. Alors laissons place à une vidéo qui ne pourra donner qu'un maigre aperçu aux curieux et qu'un fugace souvenir d'un moment exceptionnel à ceux qui ont pu assister au spectacle.




P.S. : Pour ceux à qui ce post aurait donné envie et n'ont pas la possibilité d'aller au Châtelet d'ici samedi, sachez que vous pourrez éventuellement vous rattraper l'été prochain au Staatsoper Under den Linden de Berlin. D'accord, ce n'est pas à côté, mais si vous êtes vraiment motivés...

P.P.S. : Bonus supplémentaire : le reportage de France 3 sur les coulisses du spectacle.



samedi, septembre 08, 2007

Sicko (Michael Moore, 2007)

Michael Moore revient et comme d'habitude, il n'est pas content. Après avoir tapé sur la vente d'armes libres dans Bowling for Columbine et la gouvernement dans Fahrenheit 9/11. Michael Moore s'attaque au système de sécurité social américain.

L'époque où Bowling for Columbine faisait l'unanimité de la critique semble bien révolue. Il faut dire que Fahrenheit 9/11, tout auréolé de sa palme d'or, a déçu beaucoup de monde. Là où ses précédents films restaient relativement objectifs, le réalisateur y franchissait allègrement la ligne séparant le documentaire du film de propagande (même si elle était pour la bonne cause). Ajoutez à cela la polémique créée par le documentaire Manufacturing Dissent, révélant que Moore bidonnerait certaines séquences de ses films et vous comprendrez qu'en allant voir Sicko, je ne suis pas dans un état d'esprit impartial.

Alors, oui, Moore abuse. Il est effectivement limite de présenter les autres pays occidentaux comme idylliques d'un point de vue sécurité sociale, alors que justement les systèmes français et britanniques sont confrontés à des réformes de plus en plus fréquentes, les démantelant peu à peu dans le but d'en maintenir la pérennité. Surtout, Moore énerve dans le sens où il noircit bien le trait des situations qu'il dénonce, à l'aide de voix-off et d'effets de montage provoc.

Tout cela exaspèrera tous ceux qui considèrent Moore comme un documentariste. Or, Sicko, par la présence de plus en plus omniprésente d'effets racoleurs de montage, de sentimentalisme musical, confirme que cet homme ne doit pas être considéré comme un documentariste mais comme un activiste, dont le but est de contre-carrer l'omnipotence des réseaux médiatiques américains à la solde des républicains.

Face à une chaine comme Fox News, Moore a décidé depuis Bowling for Columbine, d'utiliser les mêmes armes, à savoir certains raccourcis ou approximations. L'important n'est pas l'objectivité, mais d'user de tout son poids (médiatique, bien sûr) pour arriver à faire prendre conscience aux spectateurs américains qu'une alternative est possible et qu'il faut arrêter de voir le mal (communiste en l'occurence) là où il n'est pas forcément. Ce parti-pris est douteux pour un documentariste, mais pas une seconde pour un pamphlétaire. Alors commençons à considérer Michael Moore pour ce qu'il est vraiment et espérons qu'il arrivera à éveiller la conscience d'une bonne partie de ses compatriotes.

Sur l'édito de son site, www.michaelmoore.com, il semble satisfait du retour que les gens font de son film. A défaut d'avoir révolutionné le cinéma, les films de Michael Moore lancent des débats. D'ici à ce qu'ils permettent d'améliorer le monde, il n'y a qu'un pas, que l'on espère voir le peuple américain franchir un de ces jours.

vendredi, septembre 07, 2007

Marre du rugby !!!

Tout d'abord, je tiens à préciser que je ne suis pas un grand sportif. Bon, quand j'étais plus jeune, je passais pas mal de temps à jouer au foot, mais c'est (malheureusement) une époque révolue. Par contre, il est un sport qui m'a toujours tapé sur le système, c'est le rugby. Pourquoi ? Je ne peux pas dire. Le fait que je ne sois pas baraqué y est peut-être pour quelque chose. Ou alors cette obligation d'envoyer la balle en arrière pour avancer. Toujours est-il que je trouve le rugby chiant, que ce soit à pratiquer ou à regarder.

Tout ça pour dire qu'aujourd'hui est le premier soir où Paris est rempli de supporters attablés aux cafés et à gueuler dans les rues et j'en ai déjà ma claque. Vivement le 20 octobre. A moins qu'on soit éliminé avant... Heureusement que pendant ce temps-là, les salles de cinéma sont désertées, on y est plus à l'aise.

David, qui sait être asocial quand c'est nécessaire

jeudi, septembre 06, 2007

Le Metteur en scène de mariages (Marco Bellochio, 2006)

Titre original : Il Regista di matrimoni

Intrigué par un sujet prenant place dans le milieu du cinéma et par une bande-annonce dynamique et attrayante, j'ai donc enfin vu mon premier Marco Bellochio

Franco Elica (Sergio Castellitto), cinéaste italien, dont la fille vient de se marier et en préparation d’une adaptation du roman Les Fiancés d’Alessandro Manzoni, s’enfuit en Sicile pour échapper à un scandale. Là, il fait la rencontre d’un vidéaste spécialisé dans les mariages, qui va le présenter au prince Gravina (Sami Frey). Ce dernier demande alors à Elica de mettre en scène le mariage de sa fille Bona...

Alors que je m'attendais à une comédie italienne "classique", j'ai été surpris par le ton du film, qui oscille entre drame intimiste avec ce cinéaste en crise et des séquences beaucoup plus drôles, comme la rencontre avec le vidéaste de mariage pour lequel Franco Elica invente une mise en scène audacieuse. Ce mélange de tonalité peut déstabiliser dans un premier temps, mais fait également la force et la poésie du film.

Situé dans une magnifique région de Sicile, les pérégrinations de Sergio Castellitto, qui confirme ici son statut de meilleur acteur italien en activité, permettent à Bellochio de donner son avis sur le rôle du cinéma. Ainsi, lors d'une discussion entre Franco Elica et un cinéaste qui se fait passer pour mort afin de remporter l'équivalent italien d'un César, ce dernier lui dit qu'il ne peut plus faire de cinéma, puisque le monde dans lequel il a grandi n'existe plus et qu'il n'a donc plus rien à capter.

Mais Bellochio n'est bien entendu pas de cet avis. Comme le prouve Elica, le cinéma sert à façonner le monde à son point de vue. Ainsi, le metteur en scènes se réapproprie le mariage de Bona à sa manière, tombe amoureux et cherche à s'enfuir avec elle. A la fin du film, le spectateur se demandera si tout cela était réel ou issu de l'imagination de Franco Elica, assis seul dans un train. La réponse est bien évidemment sans importance. Pour Bellochio, un film est un monde dont la vérité est réelle, puisque les émotions que nous éprouvons le sont.

Porté par un Sergio Castellitto au sommet, Le Metteur en scène de mariages est une comédie déroutante, qui offre une superbe réflexion sur le pouvoir du cinéma.

lundi, septembre 03, 2007

2 Days in Paris (Julie Delpy, 2007)

Marion (Julie Delpy), photographe d'origine française et Jack (Adam Goldberg), architecte d'intérieur new-yorkais, vivent ensemble depuis deux ans. Leur séjour de deux jours à Paris chez les parents de Marion va être l'occasion de mettre leur couple à l'épreuve, entre différends culturels et réapparition d'anciens amants.

Ce film étant sorti depuis le 11 juillet, c'est donc une vision tardive que j'en ai faite, d'une part à cause d'un planning de vacances chargé pour cause de mariage, et d'autre part à cause de la priorité donnée à l'excellent Exilé de Johnnie To (mon film favori de l'année à ce jour) et au calamiteux Transformers de Michael Bay (le plus infâme blockbuster commis depuis des années). Heureusement, la comédie douce-amère de Julie Delpy a rencontré le succès (plus de 225 000 entrées), ce qui lui a permis d'être encore sur les écrans cette semaine et donc, de me gagner comme spectateur supplémentaire.

Ce qui marque à la sortie du film, c'est la qualité des dialogues. Ecrits pour des comédiens qu'elle connaît (ses parents jouent leur "propre rôle") et qu'elle aime, ceux-ci permettent à la plupart des scènes de faire mouche. Notamment la scène du repas avec les parents, qui apparait terriblement authentique. D'ailleurs, tout le film semble autobiographique, non pas dans les faits relatés, mais dans l'univers qui est dépeint, c'est-à dire celui d'une française expatriée, autant à l'aise à Paris avec sa famille qu'avec son "american boyfriend". Qui, lui, du coup, s'acclimate difficilement à la France et aux ex-amants de la demoiselle.

Tout comme Woody Allen qui partage ses angoisses existentielles sur grand écran, Julie Delpy livre son point de vue sur la société, et met en avant toutes les difficultés liées au couple aujourd'hui, autant sur un plan sexuel que social. D'ailleurs, l'un des meilleurs ressorts comiques de ce film, plus que les quiproquos amoureux, est cette confrontation de cultures, qui tape autant sur les français que les américains, et qui fait preuve d'un réel amour de la réalisatrice pour les deux.

Si le talent d'écriture et de la direction d'acteurs est indéniable, le cinéphile amateur d'esthétique en sera pour ses frais, comme c'est souvent le cas dans ce genre de films. Toutefois, on retiendra quelques jolies idées de montage, comme la séquence des photos de Venise, l'apparition de dessins sur l'image pour expliquer la théorie des réseaux dynamiques et surtout, le montage de la fête de la musique où le fantasme du couple heureux et ayant réglé tous ses conflits surgit, sans prévenir, dans la réalité.

Cette relative pauvreté formelle s'explique également par la volonté d'appliquer un traitement quasi documentaire à l'image (caméra portée, lumière naturelle). En cela, le film est une réussite, Julie Delpy arrivant à capter parfaitement le Paris d'aujourd'hui préférant les petites ruelles typiques et les marchés, jusque dans l'ennui de la plupart des soirées parisiennes, au Paris de cartes postales réservés aux touristes. Et, plus que cela, la réalisatrice arrive à capter l'air du temps et la frilosité de notre génération d'un point de vue amoureux, qui n'ose plus s'engager, de peur de perdre son confort indivualiste.

2 Days in Paris est donc un comédie douce-amère parfaitement réussie, grâce au talent d'écriture de la réalisatrice et à un casting réussi, qui met en valeur des dialogues très spontanés et en phase avec notre époque.

Des loisirs du dimanche

Le mariage, c'est bien. C'est long à préparer, ça crée beaucoup de souçis, mais une fois le grand jour venu, ce n'est que du bonheur, qui défile tellement vite que vous avez l'impression de ne pas en profiter assez.

Mais, le jour du mariage cache un piège. Un piège tel, que même si vous le connaissez, vous ne pouvez l'éviter : LES REMERCIEMENTS; ou comment, trois semaines après le mariage, vous vous retrouvez à la même corvée que lorsque vous prépariez les faire-parts. Découper les feuilles, imprimer les calques, écrire les adresses, rajouter un commentaire personnalisé, nouer les différents éléments... et j'en passe. Aurélia et moi y avons déjà passé près de trois heures hier et on en est uniquement à la moitié.

Alors du coup, pour bien finir le dimanche tout de même, un Vélib' (après avoir avancé de six stations avant d'en trouver des libres ^^), un tour au marché aux oiseaux (c'est qu'ils ont besoin de graines nos canaris), récupérer nos places pour le Micromania Games Show, avant d'aller au ciné voir 2 Days in Paris.

Un bon dimanche en somme.

vendredi, août 31, 2007

Blog Day 2007

Découverte aujourd'hui du Blog Day ou quand chaque bloggeur de la planète est invité à faire découvrir 5 autres blogs à ses lecteurs (les miens étant peu nombreux, je dois l'avouer).

En théorie, je suis censé fouiller un petit peu la blogosphère pour trouver de nouveaux blogs que j'aurais envie de faire découvrir. Mais n'ayant pas le temps, je vais me rabattre sur des valeurs sures.
  1. Sartre, mon amour ou le tout dernier blog de la migrante (ici, , puis ) mais passionante Claire. Un blog très personnel, parfois un peu trop narcissique (n'est-ce pas le propre d'un blog en même temps) écrit de manière très agréable. Quand j'ai commencé à m'intéresser aux phénomènes des blogs, c'est le sien qui m'a le plus passionné et aujourd'hui encore, je la lis régulièrement.
  2. Laterna Magica tenu par Peter Pan, qui livre un blog cinéphile de très haute tenue, avec des critiques toujours bien construites et très pertinentes. Je n'oserai avouer que j'en suis un peu jaloux. ^^
  3. Esprit critique : Pour partager des avis tranchés sur le théâtre, l'art contemporain et notre société
  4. Myastarka : le blog d'une amie interne en médecine
  5. Alice : pas un blog cette fois mais le myspace d'une chanteuse prometteuse à l'univers intimiste, que j'ai envie de vous faire découvrir.

TF1 marque un point contre le téléchargement pirate

C'était à prévoir. L'érosion constante de l'audience de la série Heroes le samedi soir sur TF1 s'explique en grande partie par le nombre conséquent de téléchargements pirates, ayant permis à une bonne partie de la population française de suivre la série au rythme de sa diffusion américaine.

Ce qui était moins prévisible, c'était la réaction que cette constatation allait entraîner. Alors que beaucoup d'internautes s'attendaient à une vraie chasse aux sorcières, voir à un renforcement des lois concernant les logiciels de P2P, TF1 vient de prendre une décision audacieuse et pionnière.

Ainsi, dès la rentrée, le public français pourra accéder à la saison 2 de Heroes, en VOSTF, 24 heures seulement après sa diffusion sur NBC, grâce à la VOD. Chaque épisode sera vendu 1,99 euros, et pourra être visionné soit en streaming, soit en téléchargement, sur le site TF1vision.

L'initiative est franchement intéressante et plus que louable. Quelques bémols, tout de même. Tout d'abord, à moins de posséder une offre triple play chez un opérateur offrant la VOD directement sur votre téléviseur, vous serez obligés d'utiliser au minimum Internet Explorer 6, ce qui exclut d'emblée tous les gens utilisant Linux et Mac.

D'autre, le prix de 1,99 euros, est quelques peu prohibitif. Multipliez par le nombre d'épisodes, et vous obtenez le prix du coffret DVD qui sortira plus tard. A l'exception que les épisodes téléchargés sur votre ordinateur ne seront lisibles que 7 jours à partir de la première vision, celle-ci ne devant avoir lieu dans un délai de 30 jours après le téléchargement. Il serait donc souhaitable que TF1vision revoit ses prix à la baisse, ou alors permette de conserver les fichiers et de les relire plus tard, pour que l'opération ait de réelles chances de réussite. A moins d'offrir le coffret DVD par la suite aux personnes ayant acheté l'intégralité des épisodes ?

En tout cas, cette initiative se doit d'être saluée, car elle traduit la prise de conscience par les médias français de l'irreversibilité de l'évolution des mentalités par rapport aux séries, et offre une réelle amélioration dans un système en pleine mutation, qui doit permettre de rémunérer les ayant-droits des oeuvres audiovisuelles, tout en permettant au spectateur de choisir son mode et son moyen de consommation de celles-ci.

mercredi, août 29, 2007

C'est la rentrée

Depuis hier, j'ai repris le chemin du travail. De même pour Aurélia ce matin. Dur après un mois de vacances sur la Côte d'Azur, à profiter du soleil pendant qu'à Paris, des records de pluviométrie étaient battus. Alors, que retenir du mois d'Août :
  • A Nice, les travaux du tramway ne sont pas encore finis... Cela n'empêche pas la place Massena réaménagée d'avoir de la gueule et surtout, cela permet d'avoir moins de touristes sur la promenade (au grand dam des commerçants...)
  • Piou-piou et Isis ont entamé leur mue, la première pour notre petit canari mâle, qui du coup a cessé de harceler sexuellement sa compagne.
  • Lors de notre semaine en Corse, les catastrophes semblaient nous suivre : incendie de forêt qui démarre quand nous quittons Sartène, incendie près du centre commercial quand nous arrivons à Bastia et inondation du parking de la place Saint-Nicolas une paire d'heures après que nous l'ayons quitté.
Voilà, un rapide résumé de nos vacances.

Pourtant, j'ai l'impression d'oublier quelque chose.

Ah oui, bien sûr :


Voilà, ça, c'est fait ! ^^

samedi, juin 30, 2007

Isaac Asimov et le Cycle de Fondation

C'est vrai, qu'à première vue, quand on tombe sur ce blog, on pourrait croire que je passe tout mon temps de loisir au cinéma ou à mater des DVD. Et bien non, j'aime également lire et notamment des oeuvres de science-fiction.

Il y a quelques mois de cela, alors que je ne savais pas quoi emprunter à la bibliothèque, je me suis rappelé un article lu dans une salle d'attente d'un cabinet médical, qui traitait d'Internet et de la non-persistance des données informatiques par rapport à l'écrit. Dans ce dernier, l'auteur traitait du risque d'abandonner les archives écrites au profit de l'archivage informatique, qui offrirait la possiblité de modifier des données sans que la trace de cette modification soit visible au plus grand nombre. L'auteur évoquait dans son argumentation le roman Fondation d'Isaac Asimov, dans lequel un savant crée une fondation chargée de rassembler l'ensemble des connaissances de la civilisation avant la chute programmée de l'empire galactique.

Intrigué par le sujet, j'ai donc emprunté Fondation à la bibliothèque. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que le résumé évoqué plus haut ne couvre que le début d'un cycle passionant dont le sujet est encore bien plus vaste. Le première partie du cycle de Fondation fut d'abord rédigé entre 1942 et 1951, consistant en plusieurs nouvelles publiées régulièrement dans la revue américaine Astounding.

L'action se situe à l'époque du premier empire galactique, alors qu'un scientifique nommé Hari Seldon invente une science nommé la psycho-histoire, qui permet de prédire le futur. Il découle de ses calculs que l'empire galactique va s'effondrer d'ici 5 000 ans et que s'ensuivra une période de chaos de 30 000 ans avant l'édification d'un nouvel empire... à moins que ne réussisse son projet de mettre au point une Fondation rassemblant l'ensemble des connaissance humaines, ce qui permettrait de réduire la période de transition à un siècle. Parallèlement, Hari Seldon utilise la psycho-histoire pour mettre au point le plan Seldon, qui prévoit toutes les crises à laquelle sera confronté la Fondation durant l'inter-règne entre les deux empires. Sauf que pour être valide, les données du plan Seldon doivent être inconnues des membres de la Fondation. Elles ne leurs seront révéles qu'après coup, par l'intermédiaire d'un hologramme d'Hari Seldon qui interviendra à la fin de chaque crise pour leur indiquer s'ils ont fait le bon choix ou non.

Chaque nouvelle prend donc place lors de l'inter-règne et voit les membres de la Fondation confrontés à une crise qu'ils doivent résoudre par leurs propres moyens, en espérant que leur choix sera confirmé a posteriori par l'hologramme de Seldon. A partir de ce concept novateur, Asimov écrit donc une série de nouvelles incroyablement prenantes où la conclusion de chacune offre de nouvelles révélations sur le plan Seldon. Toutes ces nouvelles sont aujourd'hui rassemblés dans les trois recueils Fondation, Fondation et Empire et Seconde Fondation.

La dernière nouvelle de Seconde Fondation se situe au milieu de l'inter-règne et les nombreux fans vont réclamer la suite des aventures de la Fondation pendant plusieurs années. Asimov leur donnera satisfaction... en 1982, (soit quarante après Seconde Fondation) avec Fondation Foudroyée, suivi en 1986 de Terre et Fondation. Avec ces deux derniers romans, Asimov s'éloigne du concept original en suivant deux membres de la Fondation qui partent en quête du monde des origines de l'humanité, disparu des cartes galactiques depuis de nombreux siècles : la Terre. Avec ces deux romans, Asimov établit une jonction avec son autre cycle de science-fiction consacré aux Robots, donnant ainsi une cohérence monumentale à une grande partie de son oeuvre, certaines nouvelles isolées s'intégrant également aux légendes rencontrées par les deux explorateurs de la Fondation.

Ce matin, j'ai donc terminé Terre et Fondation. Après ces quelques mois passés à lire ce cycle, je suis impressionné par la richesse de cette oeuvre et vais me lancer dès à présent dans le cycle des Robots. Si vous aimez un tant soit peu la science-fiction, je vous conseille vivement de lire Fondation, qui déjà en 1966 raflait le prix Hugo de la meilleure série de tous les temps devant... Le Seigneur des Anneaux.