dimanche, mai 20, 2007

Nico Shark, votre nouveau chef du personnel

Que l'on soit déçu ou réjoui de l'élection de Nicolas Sarkozy, la première bonne nouvelle de ce résultat, c'est l'ouverture d'un nouveau blog de Lewis Trondheim, qui va donc affuter ses crayons pour croquer la vie politique française quotidiennement. Un conseil, n'hésitez pas à vous abonner au flux rss de ce blog pour en profiter. Sinon, cliquez simplement sur l'image suivante.


Et j'en profite pour vous rappeler l'existence de l'autre blog de Lewis Trondheim, plus personnel et légèrement moins régulier, mais tout aussi rafraîchissant : Les petits riens.

samedi, mai 12, 2007

Pour tous ceux qui trouvent Spider-Man 3 mauvais.

Autour de moi, Spider-Man 3 divise. Pour ceux qui contrairement à moi ne crient pas au chef d'oeuvre, je tiens à leur rappeler à quoi ressemblait Spider-Man à la TV japonaise, 20 ans avant la première incursion au cinéma de notre araignée favorite sous la houlette du génial Sam Raimi.

P.S. : Ce billet est mon premier rédigé sous environnement linux (en l'occurence, Ubuntu 7). Merci, Zejun (sincèrement cette fois).

vendredi, mai 11, 2007

Merci Zejun !


Aujourd'hui, 15h30 :

Zejun : "Tu devrais vraiment essayer Ubuntu 7. C'est vraiment beaucoup mieux qu'avant. Linux peut vraiment concurrencer Windows maintenant" me dit Zejun.

Aujourd'hui, 22h30 :

David : "Aurélia, si tu dois démarrer l'ordi, pense à mettre la disquette de boot dans le lecteur, car la mise à jour d'Ubuntu a foiré. Faut que je télécharge le CD pour refaire une installation propre avant que tout fonctionne normalement !"

P.S. : Ce message ne cherche aucunement à discréditer les innombrables qualités d'Ubuntu (que je conseille à toute personne un tant soit peu curieuse d'imaginer la vie sur PC sans Windows).

mardi, mai 08, 2007

Tout devient possible

Dimanche soir. Les résultats sont là. La démocratie a fonctionné, le score est incontestable, le peuple a parlé. Je ne partage pas l'opinion de la majorité, mais je veux croire au système. Déception, tristesse, acceptation. Les trois phases se succèdent rapidement. Mais acceptation ne veut pas dire renoncement. Il faut rester vigilant. Surveiller les écarts. Être prêt à tirer la sonnette d'alarme quand cela sera nécessaire.

Dimanche 20h02. Ségolène fait sa déclaration. Souriante, jusque dans la défaite. Certains trouveront cela niais. Personnellement, je trouve cela noble. Mon coeur se joint à la foule qui la remercie. Merci d'avoir soutenu nos valeurs et d'avoir donné l'espoir face à la machine implacable de l'UMP. Merci d'avoir laissé entrevoir la possibilité d'une femme présidente. Merci, surtout, de nous avoir fait croire que la politique peut être encore humaine, quand la droite ne nous propose qu'un chef d'entreprise, qui ne semble penser qu'en chiffres.

Au passage, notons qu'il fallait zapper de TF1 à France 2 pour voir la déclaration de Mme Royal en intégralité, la première chaîne préférant rapidement passer le micro à François Fillon. Normal, me direz-vous.

Lundi, à l'école, le temps est gris. "On se croirait un jour de deuil" me fera remarquer une étudiante. Un autre m'avouera être entré en guerre depuis hier soir. Son arme : sa caméra. Son but : témoigner pendant les cinq années à venir dans l'espoir d'ouvrir les yeux à certains.

Sa première séquence forte, il l'a filmée dimanche soir, place de la Concorde. Alors que la foule en liesse attend une déclaration du futur président, le visage de Ségolène Royal, qui apparaît à ce moment sur l'écran géant, se fait huer et siffler. Normal, me direz vous. Mais, juste après, alors qu'apparaît le visage de Jean-Marie Le Pen, le foule se calme et très rapidement s'installe un silence respectueux. Normal, me direz vous ?

En rentrant du boulot, plusieurs kiosques affichent la couverture du Point. Je n'arrive pas à dire précisément pourquoi, mais la photo en couverture me fait vraiment froid dans le dos. Et vous ?

Pour nous changer les idées, Aurélia et moi décidons d'aller voir Clerks II. Mais, quelques secondes après être sorti, quelque chose nous frappe. Les sirènes de police, toujours très présentes dans Paris, semblent plus nombreuses et fréquentes. En passant devant l'immeuble voisin, le concierge peste après quelqu'un qui, semble-t'il a brisé la vitre de la porte d'entrée. En descendant l'avenue Parmentier, la plupart des deux-roues sont à terre et de nombreuses vitrines de banques et de commerces sont recouvertes de point d'impact, quand elles ne sont pas totalement brisées. Bizarrement, les grossistes en textile asiatiques semblent avoir été épargnés. Au loin, quatre cars de police attendent au croisement du boulevard Voltaire et de la rue de la Roquette, tandis que des groupes de jeunes, éparpillés sur la place Léon Blum, semblent guetter en direction de l'avenue Ledru-Rollin.

Malgrè la curiosité, Aurélia et moi sommes finalement descendus dans le métro afin d'aller au cinéma. Trois heures plus tard, en rentrant, le site internet du Monde nous apprendra qu'il s'agissait d'une manifestation anti-sarkozy à Bastille ayant dégénéré. Ce matin, à l'heure où j'écris ces lignes, tout est calme. Mais je ne peux m'empêcher de repenser à l'ambiance électrique qui flottait dans l'air hier soir : une tempête approche ?

mercredi, février 14, 2007

Lynch vs. Stallone



Janvier 1997 : La sortie de Lost Highway, quelques mois après ma découverte des précédents opus de David Lynch, scelle ma passion pour ce cinéaste hors-pair, démiurge unique au monde qui utilise le médium cinéma de manière inimitable. Alors que je sâoule toute ma classe de terminale avec, que je passe de nombreuses heures de cours d'allemand a me remémorer chaque scène du film afin d'en affiner mon interprétation personnelle, Lost Highway devient MON film culte, renforcant ainsi ma passion pour le cinéma en général et déterminant ma volonté de travailler dans ce milieu.

Février 2007 : 10 ans plus tard, Une Histoire Vraie et Mulholland Drive n'ont en rien entamé ma ferveur lynchienne (oui, la cinéphilie est affaire de religion), mais j'avoue que c'est avec appréhension, suite à une bande-annonce qui m'a laissé perplexe et des premiers échos très divergents, que je rentre au Max Linder Panorama pour voir INLAND EMPIRE. Dans la file d'attente, un écran LCD diffuse en boucle le trailer du film. Le rendu de l'image du film (tourné en DVCam) semble faire plus honneur aux intentions de Lynch que la version kinescopée vue en salles précedemment.

Trois (éprouvantes) heures plus tard, je sors de la salle déçu, et vindicatif contre le film. Oui, l'utilisation de la DV est formidable, oui, le travail sonore est exceptionnel (encore supérieur aux précédents films de Lynch, ce qui n'est pas peu dire). Mais, non, je ne suis pas rentré dans le film. La raison n'en est pas la "complexité" (apparente seulement) puisque les clés d'interprétation sont très proches de celles d'Eraserhead, Lost Highway ou Mulholland Drive (pour plus de détails, lisez le livre de Michel Chion sur David Lynch ou encore l'analyse de Stéphane Delorme d'INLAND EMPIRE sur www.cahiersducinema.com).

Mon problème avec ce film est sa tonalité sombre et oppressante. Non pas que le film soit malsain ou déviant, mais c'est une de ces oeuvres qui vous met incroyablement mal à l'aise. Si Lost Highway et Mulholland Drive étaient déjà des cauchemars couchés sur pellicule, INLAND EMPIRE en est l'aboutissement, puisqu'une fois passé les 45 premières minutes, Lynch nous entraîne dans une spirale de démence et de perte de repères ininterrompue, ne laissant retomber la pression que lors des dernières minutes. De plus, on ne peut avoir l'impression que le film souffre de sa durée, du fait de certaines longueurs et de scories. J'avoue donc ne pas être pressé de me replonger dans l'univers d'INLAND EMPIRE, même si je dois reconnaître que certaines séquences sont vraiment magistrales au point de vous hanter encore bien longtemps après la sortie de la salle.

Au final, mon principal problème est que je suis maintenant obligé de me remettre en question d'un point de vue personnel; comment expliquer au lycéen que j'étais en 97, que dix ans plus tard, il chanterait les louanges de Rocky Balboa tout en émettant de sérieuses réserves sur le nouveau Lynch ?

vendredi, janvier 19, 2007

Une nouvelle tendance pour la Wii

Si la Wii fait parler d'elle grâce à ses jeux (Twilight Princess, Rayman contre les Lapins Crétins, Wii Sports, Wario Ware) et à sa console virtuelle qui permet de se replonger dans des classiques tels Super Castlevania IV et Super Probotector, son navigateur internet laisse la plupart des utilisateurs perplexes.

Il est vrai qu'Opera for Wii, s'il a dans l'ensemble été intelligemment pensé, possède un inconvénient majeur : la résolution d'un écran de télévision, qui n'est pas du tout adaptée à celle des sites web et oblige les utilisateurs à zoomer continuellement dans les différentes pages pour pouvoir les lire correctement. Effectivement, aujourd'hui, l'intérêt d'Opera for Wii reste donc extrêmement limité.

C'était sans compter sur les créateurs de www.yatsha.com qui ont eu une idée plus qu'astucieuse. Développer des mini-jeux en flash, optimisés pour la Wii. C'est sans prétention, mais plutôt bien pensé et vous défoulera entre deux donjons de Zelda ou quelques parties de bowling. Pour essayer, il vous suffit d'aller jeter un oeil en cliquant sur le logo ci-dessous :



En espérant que Yatsha ne soit que des précurseurs et que d'autres compagnies décident d'exploiter les fonctionnalités Internet de la Wii.

mardi, janvier 02, 2007

Top 20 Cinéma 2006

Comme chaque année, (mais toujours sur un blog différent !!) voici venu le temps du bilan cinéma de l'année écoulée.

1. The Host

Après s'être fait remarquer grâce à l'excellent polar Memories of Murder, Bong Joon-Ho confirme qu'il est un des cinéastes coréens les plus intéressants du moment. Tout comme avec son précédent film, le réalisateur ne se cantonne pas aux règles du genre fantastique (ce que pourrait laisser penser l'affiche française) et n'hésite pas à mêler drame, comédie, envolées lyriques et poétiques pour nous livrer à l'arrivée au final une fable politique acerbe et anti-patriotique.



2. Les fils de l'homme

Dans un futur proche oùl'humanité entière est frappé de stérilité, un homme solitaire se retrouve à protéger la première femme enceinte depuis 18 ans des diverses organisations politiques et terroristes qui veulent récupérer son enfant à des fins idéologiques...
Après avoir mené la franchise Harry Potter à son sommet avec Le Prisonnier d'Azkaban, Alfonso Cuarõn livre un film de S-F passionant avec pour arrière-plan une Grande-Bretagne totalitaire. On insistera particulièrement sur sa mise en scène à base de plans séquences totalement bluffants, qui vont sans aucun doute rejoindre le plan d'ouverture de La Soif du Mal au panthéon des scènes anthologiques.


3. Les Berkman se séparent

Le scénariste de La Vie aquatique nous livre une excellente comédie douce-amère sur un couple de divorcés (Jeff Bridges et Laura Linney) et lers deux enfants. Situant l'action dans les années 80, dans un milieu new-yorkais et intello pas très éloigné de l'univers de Woody Allen, Noah Baumbach arrive à rendre tous ses personnages extrémement attachants.





4. Les Infiltrés

Scorsese remake le très bon polar hong-kongais Infernal Affairs. Servi par le casting le plus impressionant que l'on ait vu depuis longtemps, il livre un thriller tendu et nerveux, qui aura fait l'unanimité.







5. Mission: Impossible III

Créateur de Lost et d'Alias, J.J. Abrams utilise les codes des séries télévisuelles les plus dynamiques du moment pour redéfinir le film d'action hollywoodien. Et malgrè tous ses débordements scientologiques douteux, on ne peut nier que Tom Cruise reste un acteur au charisme incontestable.





6. Volver

Almodovar aime les femmes en général, et les actrices en particulier. Avec Volver, il livre un film d'une beauté et d'une émotion rare, nous rappelant que l'ère des machos est révolue et que la femme est l'avenir de l'homme.







7. Dave Chapelle's Block Party

Alors que La Science des rêves aura légèrement deçu nos attentes, le meilleur film de Michel Gondry cette année sera finalement ce Block Party, soit la couverture d'un concert de quartier rassemblant la crême du r'n'b et du rap américain, le tout organisé par le comique américain Dave Chapelle, modèle de coolitude et de classe.





8. Paprika

Satoshi Kon continue à mêler réalité et virtualité dans cet anime particulièrement maîtrisé, où l'univers onirique envahit le monde réel.










9. Le Prestige













10. Miami Vice













11. Inside Man













12. Cars













13. Black Book













14. Tournage dans un jardin anglais













15. La jeune fille de l'eau













16. OSS 117 - Le Caire Nid d'espions













17. C.R.A.Z.Y.













18. V pour Vendetta













19. Marie-Antoinette














20. Azur et Asmar













Hors classement, les deux reprises majeures de l'année

L'Aigle des mers













Nausicaa de la vallée du vent

lundi, janvier 01, 2007

En direct du réveillon

Lundi 1er janvier 2007, Oh58
"Je croyais que j'avais pété, mais en fait c'est le frigo" dit Cheep-cheep, en revenant de la cuisine.

Lundi 1er janvier 2007, Oh59
"Y'en a un de vous deux qui essaye de fourber. Là, c'est pas le frigo." dit Loïc, à mon attention et à celle de Pazu.

Le coupable court toujours à l'heure qu'il est.

mardi, décembre 19, 2006

La personnalité de l'année selon Time Magazine


Groum-groum : Cheep-cheep, Time Magazine vient de vous élire personnalité de l'année. Quelles sont vos premières impressions ?

Cheep-Cheep : Euh... Je sais pas. J'm'en fous ! ^^

Bien évidemment, ce n'est pas exactement Aurélia et moi que Time Magazine vient de mettre à l'honneur de sa couverture, mais plutôt les millions d'internautes (dont nous faisons tout de même partie, tout comme vous qui nous lisez actuellement) qui constituent cette appelation quelque peu fourre-tout de Web 2.0.

Bon, je suis forcé d'admettre que ce n'est sûrement pas avec le blog de Groum-groum et Cheep-cheep que nous risquons de contrôler l'Âge de l'Information. Mais pour une fois qu'on peut se mettre en valeur. Et puis, ce n'est pas parce que ce blog a uniquement hébergé jusqu'à maintenant des "posts" à vocations soit cinéphiles, soit personnelles, que les choses ne vont pas changer pour s'ouvrir vers des considérations plus proches de l'esprit Web 2.0.

Toutefois, pour que ce blog soit réellement intéressant, il faudrait que j'ai quelque chose de réellement intéressant à dire (et j'ai tendance à croire que beaucoup de bloggeurs devraient réfléchir à cette phrase, moi, le premier). Vu que ce n'est pas le cas pour le moment, je vais donc me contenter de vous donner des liens vers quelques blogs de plus haute tenue, que je vous recommande d'ajouter à vos favoris :

Le blog de Loïc Le Meur (grandement médiatisé ces derniers jours suite à la conférence Web 3)

Esprit Critique (qui s'intéresse à la communication en particulier et à la culture en général)

La BD de Ryoga (la bande dessinée et le blog font tellement bon ménage)

lundi, décembre 11, 2006

Piou-piou et le sapin



"Pauvre arbre. Il ne méritait pas ça" semble penser le canari.


samedi, décembre 09, 2006

Que faisiez-vous le vendredi "Wii" décembre à 0h01 ?

Aurélia et moi, nous achetions notre Wii (accompagné de Zelda et Wii Play) . Ça y est, après des mois d'attentes, une excitation grandissante, ainsi que quelques jours d'inquiétude pour ma part à cause de la pénurie annoncée, la nouvelle Nintendo trône fièrement à la place de la Gamecube. Bon, nous avions réservé depuis le 23 septembre au Micromania Havre-Caumartin, donc nous étions sûrs de l'avoir. Mais, on ne sait jamais. J'ai d'ailleurs en ce moment une pensée pour un des membres strasbourgeois du forum du site www.p-nintendo.com, qui avait réservé aussi tôt que nous dans son Micromania; sauf que la direction de son magasin, submergée par les réservations, n'a pas distribué les consoles en fonction de l'ancienneté de la réservation, mais a préféré organisé un tirage au sort par "souci d'équité". A mon avis, en agissant ainsi, le directeur vient de perdre la moitié de ses clients, mais cela n'engage que moi.

Bilan d'un week-end vidéoludique intensif : Zelda - Twilight Princess est le digne successeur de Wind Waker, renouant avec le souffle épique d'Ocarina of Time. Après 8 heures de jeu, il semble incontestable que ce volet va rejoindre A Link to the Past et Ocarina of Time sur le podium des trois meilleurs Zelda de tous les temps. Seul bémol : on sent que ce jeu était initialement prévu sur Gamecube et l'on se retrouve la plupart du temps avec un gameplay traditionnel (bien que très bien pensé) où les fonctionnalités spécifiques à la Wiimote font office de gadget (pêcher, donner des coups d'épée et viser avec les armes de distance).

Justement, s'il y a bien deux titres qui font clairement étalage de ces nouvelles fonctionnalités, tout en mettant en avant les qualités conviviales de la console, ce sont Wii Sports (imposé avec l'achat de la console) et Wii Play (qui est vendu pour 50 euros avec une Wiimote, alors qu'une Wiimote seule est à 40 euros). Basé sur des concepts simples, ce sont les deux titres qui sont sensés rassemblés les familles autour des manettes, avec des petits jeux facilement accessibles de manière intuitive. Si l'on peut douter de l'intérêt de tels jeux sur le long terme, laissez moi vous dire qu'ils nous ont tout de même offerts de sacrés fous rires lors de la soirée d'hier passée en compagnie d'Olivier et Clémence.

Si les jeux proposés sont définitivement d'intérêts divers, certains retiennent suffisament l'attention pour que l'on y revienne avec plaisir. Ainsi, Olivier s'est imposé à nous comme l'André Agassi de la Wii, nous envoyant des services smashés et des revers à 200 km/h imparables. Ce match s'est suivi d'une sympathique partie de golf où Aurélia s'est imposée par sa maîtrise et son sang-froid, tandis que Clémence s'auto-lamentait sur son incapacité à réaliser le moindre trou en moins du double de coups imposés. Heureusement, elle a retrouvé confiance en elle lors du bowling, où le score entre Aurélia, elle et moi était serré, tandis qu'Olivier, a fini bon dernier, à force de s'amuser à envoyer les boules sur la piste voisine ou derrière lui. Enfin, la boxe, d'un intérêt assez limité, aura permis aux deux demoiselles présentes de voir deux grands gamins de 26 ans, s'épuiser à agiter les bras dans tous les sens, sans que leurs gestes semblent avoir de réelles influences sur le massacre qui avait lieu à l'écran (je vous l'accorde, votre humble serviteur a perdu ce match et peut semble avoir un avis partial au moment où il écrit ces lignes).

Wii Play, composé uniquement de jeux limités à deux adversaires, nous aura permis de bien nous défouler également . Mention spéciale pour les jeux les plus funs avec le tir sur cible, le "jeu des poses", la course de vaches et surtout, le grandissime hockey, remake vidéoludique du célèbre jeu de palets, qui fait le succès de nombreuses salles d'arcade. A ce jeu, le duel entre Olivier et Clémence, finalement étalé sur trois manches, aura vu la victoire in extremis de ce dernier grâce à sa désormais mythique technique de Parkinson, consistant à agiter la Wiimote frénétiquement. Face à cette méthode déloyale, Clémence a tout de même offert une magnifique résistance, les scores ayant été à chacune des trois manches très serrés.

Pour résumer, la Wii s'impose dès sa sortie comme une console attirante, grâce évidemment à la killer-app que constitue Zelda et sur lequel se sont évidemment jetés tous les fans dignes de ce nom, mais également grâce à ses mini-jeux simples d'accès et conviviaux qui vont peut-être réussir l'exploit de rassembler toutes les générations autour d'une console, fantasme de nombre d'enfants qui n'arrivent pas à faire comprendre l'intérêt de leur passion vidéoludique à leurs parents.

Personnellement, j'avoue être assez impatient de descendre dans ma famille pour les fêtes de fin d'année, pour la faire découvrir à mon père, lui qui avait passé pas mal d'heures avec moi sur les deux premiers Zelda lorsqu'il m'avait offert la NES à Noël en 1988. Si on m'avait dit à l'époque que j'y serai encore accro 18 ans plus tard... ^^

mercredi, juin 21, 2006

Fête de la musique ou fête du cinéma ?

Dilemne. Que faire ce soir ? Errer dans les rues parisiennes sans but précis et profiter des groupes rencontrés au hasard ? Se rendre à un concert en plein air (Rhésus à Denfert-Rochereau, les Hush Puppies à la BNF, ou David Walters à l'Hôtel Sully) ? Tenter d'aller voir The Divine Comedy en showcase au Virgin du Louvre, en espérant que la file d'attente ne soit pas déjà blindée (ce qui m'étonnerait énormément ? Ou bien anticiper sur le week-end de la Fête du cinéma où les salles obscures seront remplies pour se faire une séance ? Ou encore l'ultime option de "jeunes vieux" qu'Aurélia et moi sommes en train de devenir : rester à la maison !

Bon, on va se donner encore une petite heure pour se décider.

samedi, juin 17, 2006

(Untitled #1)

Pensée du jour. Mais pourquoi Les 14 Amazones n'est-il diffusé que dans un UGC alors que j'ai une carte Gaumont-Mk2 ? Aaaarrrghhhh.

mardi, mai 30, 2006

Vous reprendrez bien un peu de Ratatouille (ou comment je suis tombé sous le charme de Marie-Antoinette avant de maudir Brett Ratner pour X-Men 3)


Bref compte-rendu des séances cinéma d'hier soir : Marie-Antoinette, d'abord. Sofia Coppola continue à cultiver le même univers que dans ses deux précédents films. Certains trouvent ça lassant, voire indécent, ayant l'impression (fausse selon moi) que la réalisatrice retranscrit ses êtats d'âme de petite fille riche. D'autres s'arrêteront aux infidélités avec le contexte historique et à la mise sous silence du contexte social. A mes yeux, le film est une vraie réussite impressioniste. Coppola traite Marie-Antoinette, comme une adolescente transféré dans un nouveau lycée, devenant la cible des ragots et des jalousies, et on y croit. La bande-son est comme d'habitude excellente et les choix musicaux contemporains, qui pouvaient sembler audacieux sur le papier, se révèlent finalement naturels et parfaitement en accord avec le sujet.

Deuxième film, X-Men - L'affrontement final. Lorsqu'en 2000, Bryan Singer adapte X-Men pour le cinéma, le lecteur assidu de Special Strange que je suis, ayant passé son adolescence à savourer la profondeur thématique et psychologique des intrigues à tiroir de Chris Claremont, craint le pire. Je ne peux m'empêcher de craindre que les X-Men version hollywood ne se résument qu'à un blockbuster d'action dénué de toute la richesse dramatique du comics. A l'arrivée, le film de Bryan Singer fut une excellente surprise, adaptant très intelligement une saga vieille de 30 ans, et en restituant très justement les personnages (à l'exception de Cyclope, passant du statut de leader introverti mais charismatique, à celui de tête à claques insupportable, remis incessament à sa place par Wolverine).

Mauvaise nouvelle, l'opus de Brett Ratner annihile totalement la richesse des deux premiers volets, ne devenant qu'une succession de scènes d'action particulièrement mauvaises, où les enjeux scénaristiques trop nombreux, ne sont finalement que survolés, au point que le spectateur se désinteresse finalement de tous. Trop de nouveaux personnages (Angel fait office de figurant, le triangle amoureux Iceberg-Rogue-Shadowcat est sous-exploité, Phoenix est pitoyable par rapport à la prestance du personnage dans les comics, le Juggernaut est ridicule, sans parler du Fauve catapulté vétéran des X-Men alors qu'il n'apparaît aucunement dans les deux précédents opus), trop d'intrigues (piochées dans la saga du Phoenix Noir période Claremont/Byrne et dans les Astonishing X-Men de Whedon/Cassaday) et surtout incapacité totale à faire exister les personnages, au point que la mort dramatique d'un des héros nous laisse de marbre. D'autant plus que le film oscille entre son statut de climax de la trilogie (vu certains événements, on sent la fin d'une époque) et de suite commerciale (toujours plus de mutant, d'action, de rebondissements, d'intrigues). A ce propos, la fin du film est assez exemplaire (d'ailleurs, restez après la générique, un dernier rebondissement scénaristique, très ridicule à mon avis,vous attend). Non, décidément, X-Men 3 est peut-être la pire adaptation de comics jamais faite à ce jour.

Aujourd'hui, la journée s'est bien passée au boulot, si ce n'est des étudiants revenus de leur tournage de fin d'année avec une heure de retard, m'empêchant du coup d'aller à la séance du Samouraï du Crépuscule à l'Elysées Lincoln. Espérons qu'il sera toujours à l'affiche demain. Heureusement qu'une surprise m'attend dans ma boîte mail. Olivier m'a envoyé le lien vers la bande-annonce du prochain Pixar (non, pas Cars, celui d'après encore) : Ratatouille. Allez jeter un coup d'oeil en cliquant ici, car le film de Brad Bird s'annonce sous les meilleurs auspices.

lundi, mai 29, 2006

La Palme d'or, c'est définitivement pas mon dada...

Comme chaque année, je me suis donc bien planté concernant la palme d'or. Tant mieux pour Ken Loach, même si les critiques semblent trouvés ce prix injustifié. Et heureusement que Volver a tout de même était récompensé à travers ses actrices et son prix d'interprétation collectif. Mais, bon, il est difficile de juger un palmarés depuis Paris sans avoir vu les films. On verra bien dans les mois qui viennent, au fur et à mesure des sorties, si les choix du jury de WKW ont été cohérents.

Ce soir, séance cinéma double programme, avec Marie-Antoinette tout d'abord, puis X-Men 3 ensuite. Deux facettes opposées du cinéma américain, me direz-vous. Compte-rendu dans les jours qui viennent.

dimanche, mai 28, 2006

Quatre jours au soleil

A l'occasion de la fête des mères et de l'anniversaire de la grand-mère d'Aurélia, et le week-end prolongé de l'Ascension aidant, nous sommes descendus quatre jours à Montpellier.

Dès l'arrivée, parcours sportif d'une heure et demie, à pied, sous la canicule, en tirant une valise pesant facile 20 kg (pourquoi Aurélia nous charge-t'elle autant pour quatre jours ?) depuis la gare SNCF jusqu'à Castelnau Le Lez. Merci le réseau de transport en commun de Montpellier et son service réduit les jours fériés. Heureusement que sa mamie nous accueille avec des bouteilles de Perrier bien fraîches. Sans parler du repas de midi et de l'excellent carri canard réunionnais qui nous attend. L'après-midi, ballade dans le quartier avant que la maman d'Aurélia nous rejoigne le soir après avoir fini de donner ses cours de danse.

Le lendemain, reveil en forme après une nuit passée dans le nouveau canapé lit de la maman d'Aurélia, autrement plus confortable que le matelas pneumatique auquel nous étions habitué. L'après-midi, excursion avec Aurélia et sa grand-mère au centre Polygone. La reprise de la conduite s'avère un peu laborieuse pour Aurélia au début, mais finalement elle retrouve rapidement ses marques et arrive à maîtriser la Saxo maternelle. Les terrasses de café montpellieraines s'avèrent plus animées que les parisiennes ou les niçoises, puisque nous voyons un clochard grunge, qui n'hésitait certes pas à exhiber sa raie du cul, se faire arracher sa guitare des mains par un des serveurs, qui essaie de la lui fracasser sur le crâne. Décidément, l'Hérault ne manque pas d'animation.

Les deux jours suivants passent rapidement, entre virées à la plage et/ou à la piscine, coups de soleil et repas arrosés. La vraie vie, quoi . Ce soir, préparatifs pour le retour à Paris. Doublement difficile, puisque du coup je vais louper la cérémonie de clôture de Cannes.

Mes pronostics pour la palme d'or : j'aurais tendance à croire que Palais d'été de Lou Ye est suffisament réussi et proche des thèmes de Wong Kar-Wai, sans parler du soutien qu'apporterait le prix à un film censuré par le gouvernement chinois, pour que le président du jury tente de le favoriser, à moins que les réussites que sont Volver et Marie-Antoinette fasse leur effet eux aussi. Ou alors, l'impensable, Le Labyrinthe de Pan, de Guillermo Del Toro, qui apporterait une reconnaissance exceptionnelle à un fou de cinéma fantastique injustement sous-estimé. Mais déjà, Tarantino président n'avait accordé à Old Boy que le grand prix du jury, alors je ne vois pas une seconde le réalisateur de Chungking Express réaliser ce coup d'éclat.

samedi, mai 13, 2006

Un samedi après-midi

Après une semaine ensoleillée, il pleut sur Paris. Aurélia se repose suite à la soirée d'hier soir (cinq heures de sommeil avant de faire sa tournée de factrice, faut dire que c'était un peu léger). Bien au chaud dans l'appartement, tandis que les températures ont chuté dehors, l'après-midi s'écoule, tranquillement. Je lis les Daredevil de Bendis & Maleev que m'a prêté Vijay. Sans doute les meilleurs que j'ai lu depuis l'époque de Frank Miller. Une après-midi calme, blotti contre celle que j'aime, à bouquiner paisiblement. Que demande le peuple ?

Ce soir, nous devrions voir Sandrine, une ancienne amie de la fac, qui vit maintenant en Nouvelle-Calédonie. Du moins, si elle se décide à contacter Olivier pour nous dire où on pourra la rejoindre.

Bande-son de l'instant : Björk - Come to me

Wiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

Parce que ce blog n'est pas seulement cinéphile, mais aussi vidéoludique. Parce que pendant trois jours, j'ai passé pas mal de temps sur www.nintendo-difference.com et www.gamekult.com à scruter les news de l'E3. Parce que la fin de l'année va voir l'apparition d'une révolution (enfin, plus maintenant vu qu'elle a changé de nom). Parce que le temps va paraître long avant de pouvoir s'essayer à The Legend of Zelda, Twilight Princess. Parce que j'espère que cette nouvelle manière de jouer plus intuitive va amener plus de gens à s'essayer aux jeux vidéo. En un mot : Wii.

Pour ceux qui n'auraient pas tout compris à ces lignes, un petit résumé et des images en cliquant ici.

vendredi, mai 05, 2006

Belle & Sebastian en black session : compte rendu

Le concert démarre très fort, par la chanson des débuts, celle qui ouvrait Tigermilk, le premier album, et accessoirement une des plus émouvantes jamais écrites par Stuart Murdoch : The State I Am In. L'interprétation, tirant parti d'une plus large palette d'instruments, apporte des nuances supplémentaires, tout en restant très sobre.

Suivent Another Sunny Day et Funny Little Frog, deux extraits du dernier album The Life Pursuit, dans des versions très proches de celles enregistrées en studio. Puis, comme sorties des limbes, arrive Belle & Sebastian, morceau perdu à la fin du premier E.P. Dog On Wheels, et à ma connaissance rarement interprété par le groupe sur scène. Tout comme pour The State I Am In, le morceau profite énormément de sa réorchestration, mais la voix de Stuart Murdoch a du mal à suivre dans les aigus ce qui gâche quelque peu la magie.

Stuart Murdoch fait monter sur scène une des spectatrices pour qu'elle traduise en français son résumé de la chanson suivante : Sukie in the Graveyard, elle aussi très proche de sa version studio sur The Life Pursuit. Puis résonnent des sonorités électroniques que j'identifie rapidement comme l'introduction d'un autre rescapé de Tigermilk : Electronic Renaissance, dans une tonalité différente de l'album, la présence des instruments traditionnels étant écrasé par les machines et Stuart livrant une interprétation plus grave et monotone que sur l'album.

S'ensuit The Loneliness of a middle distance runner, au titre faisant référence au film de Tony Richardson, dans une interprétation magnifique, sans doute une des moments les plus émouvants de la soirée. A l'antenne, Bernard Lenoir se demande de quel album est extrait ce morceau; de l'E.P. Jonathan David ai-je envie de lui souffler.

Stevie Jackson, guitariste du groupe, s'avance pour interpréter une jolie version de To be myself completely, morceau qu'il a écrit pour The Life Pursuit. Puis, Stuart reprend les rênes pour introduire Dress up in you, qu'il n'imaginait pas chanté par un homme lorsqu'il l'a composé et qui, sur scène, "l'oblige a révéler sa part féminine" (dixit le chanteur).

Arrive le clou de la soirée : The Fox in the snow, (un des sommets du groupe, à l'origine sur If You're feeling sinister), toujours aussi magnifique et enrichi ici de quelques subtiles accélérations et ruptures de rythme.

Puis, Stuart invite le public du studio 105 à se lever et à danser, quand démarre soudain l'intro de The Boy with the Arab Strap, dont le rythme est repris par les battements de main du public. La soirée se termine sur ce morceau et annonce un bon moment aux petits veinards qui seront au Bataclan ce soir et demain. J'aurais aimé en être, mais entre Belle & Sebastian et The Divine Comedy la semaine prochaine, il fallait bien choisir.

Pour reprendre l'expression consacrée de Bernard Lenoir, caresses et bises à l'oeil, et à bientôt sur ce blog.

jeudi, mai 04, 2006

Mission: Impossible III (J.J. Abrams)

Le film étant sorti trop récemment pour que tout le monde l'ait vu, et n'ayant pas envie de spoiler les multiples rebondissements que J.J. Abrams a importé de ses expériences télévisuelles sur Alias et Lost afin de livrer ce qui est le meilleur opus de la franchise à ce jour, je ne me livrerai donc pas à une critique complète du film.

Non, ce qui m'a le plus bluffé, c'est la force de la séquence d'ouverture. Voilà, une vraie leçon de cinéma. Comment scotcher toute une salle à son fauteuil en à peine 20 secondes. Je crois que le dernier film qui m'ait accroché de façon aussi immédiate est Une Journée en enfer (John McTiernan, 1995). Sauf qu'ici, pas besoin d'une explosion soudaine au coeur de New-York pour retourner le spectateur. Juste deux acteurs excellents (tout le monde s'accordera là-dessus concernant Philipp Seymour Hoffman; quant à Tom Cruise, tant pis pour ceux qui se focalisent uniquement sur ses couvertures de tabloïd et ses délires scientologiques), des dialogues efficaces et une situation haletante, climax du film, flash-forwardé par l'ami Abrams afin d'insuffler au personnage d'Ethan Hunt la force émotionnelle absente des deux précédents volets.

Voilà comment démarre le blockbuster hollywoodien le plus réussi qu'on ait vu depuis un moment, et qui risque à sa manière de redéfinir les règles du cinéma de divertissement pour les deux ou trois années à venir, comme l'avait fait à son époque un certain Piège de Cristal. J.J. Abrams, digne successeur de McTiernan ?