Comme annoncé, Aurélia et moi avons passé le week-end du 15 août en Lorraine, chez mes grands-parents. Quel bien fou cela fait de se retrouver à la campagne !! Pas de métros, pas de gens aggressifs à chaque coin de rue ! Ici, c'est nous qui devons paraître peu aimables, en nous baladant dans les rues du village et en hésitant à répondre aux passants que nous ne connaissons pas et qui nous gratifient d'un simple "Bonjour" désintéressé.
Nous passons la première soirée seuls avec mes grand-parents. Comme d'habitude, les repas sont beaucoup trop copieux, ma grand-mère ayant tendance à oublier que j'ai fini ma croissance et que j'ai moins d'appétit que lorsque j'étais adolescent. Mais, bon, il sera vain de résister aux fraises issues du jardin de mon grand-père au dessert.
Le lendemain matin, Aurélia et moi allons nous balader le long des champs. La marche sera ponctué des cris d'effroi d'Aurélia, à chaque fois que nous croiserons une limace (elle n'a pas l'habitude du modèle meusien, plus visqueux et marron que les limaces qu'elle connaît).
L'après-midi, nous sommes rejoints par ma mère, également en vacances chez mes grands-parents, ma tante et mon oncle. On passera une après-midi bien tranquille à discuter autour d'un café, tandis qu'un orage se met à tomber dehors. Puis, vers 18h00, ma tante et mon oncle rentrent chez eux.
Lundi matin, Aurélia et moi accompagnons ma grand-mère, qui a de plus en plus mal aux articulations, faire les courses. S'ensuivra un excellent repas, avec du lapin, des pommes de terres rôties et surtout, les excellents girolles ceuillies par mon grand-père. C'est d'ailleurs avec nostalgie que nous les dégustons, car mon grand-père n'a plus personne pour l'accompagner chercher les girolles, et il est hors de question pour ma grand-mère qu'il aille seul en forêt à son âge. C'est donc sûrement la dernière fois que nous en mangeons.
En début d'après-midi, en attendant l'arrivée de mon autre oncle et de mes deux cousines, Aurélia et moi organisons une session photo dans le jardin de mon grand-père dont voici quelques clichés :
Aurélia à la chasse aux noisettes
Aurélia d'humeur bucolique
Moi-même, d'humeur bucolique (photo extirpée par Aurélia)
L'après-midi continuera, comme la veille, autour d'un café et des desserts concoctés par ma grand-mère, notamment une excellente tarte aux mirabelles, fraîchement cueillies du jardin, (malgrè l'état de santé de plus en plus desespéré du mirabellier de mon grand-père. (cf. photo ci-dessous). Au cours de la discussion reviendra sur le tapis la question de ma situation professionelle. Mais comment convaincre mes grand-parents et mon oncle, entrés dans une société à leur majorité, voir avant, pour en ressortir à leur retraite, qu'aujourd'hui cette situation paraît impossible, à moins d'entrer dans la fonction publique. Et comment leur faire comprendre que même si c'était possible, je préfère la perspective d'une vie instable et précaire, à chercher à réaliser mes rêves dans le milieu de l'audiovisuel, à la sécurité d'un routine quotidienne dans je ne sais quelle administration. Voilà une raison de plus de tout faire pour arriver à percer cette année : rassurer ma famille sur mon avenir. Heureusement qu'une fois encore, Aurélia est là pour m'épauler.
Plus tard dans l'après-midi, c'est le moment de se dire au revoir. Ma grand-mère semble très contente de nous avoir reçu une paire de jours. Ma mère n'est pas trop triste, car elle sait que nous redescendons bientôt à Nice. Mon oncle nous ramène alors à la Gare de Metz, pour un voyage de trois heures jusqu'à la Gare de l'Est. Le week-end était excellent, mais malheureusement trop court.













